Il y a des vies qui ressemblent à des fresques romanesques. Celle de Vassily Bytchkoff Petrovich aurait pu sortir de l’imagination de Tolstoï.  Pourtant bien réel, son destin l’a conduit de sa Russie natale jusqu’en Deux-Sèvres où sa vie a basculé. 

Le regard inquiet, les traits creusés, Vassily Bytchkoff Petrovich semble perdu dans ses pensées. En ce jour du 26 mai 1919, le militaire de 30 ans peine à cacher ses émotions. Un homme en costume, assis face à lui, l’air sévère, le questionne depuis plusieurs minutes. Son interprète, un jeune soldat Français, lui explique qu’il s’agit de Charles Rousseau, juge d’instruction de l’arrondissement de Melle. Ce magistrat n’a pas l’air commode. Ses yeux sont plantés dans les siens, comme pour percer son mystère. Vassily baisse la tête. Il n’a pas besoin des réprimandes du juge pour comprendre la gravité de son acte. Alors, avec calme, il déroule son histoire, digne des grandes sagas romanesques slaves.  Lire la suite »

22
Dec

« Les frères ennemis » vivaient bien en Deux-Sèvres (Verrines, 1890)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Pas de besoin de chercher bien loin celui qui vous fera un jour la peau. Il est peut être assis à côté de vous en ce moment. Car dans un nombre conséquent de crimes, l’assassin et la victime appartiennent à la même famille. La preuve. 

On peut être frères de sang, habiter à quelques mètres l’un de l’autre et se détester au plus haut point. A Verrines, petit village de la commune de Ste-Soline, tout le monde connaît les querelles de la famille Barillot. De mémoire des plus anciens, cette animosité date au moins des années 1860, soit plus de trente ans. Lire la suite »

5
Dec

Un capitaine de la garde nationale frappé à mort (Niort, 1848)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

L’étude des archives judiciaire montre que le guet-apens demeure l’une des techniques les plus utilisées dans le passage à l’acte crapuleux. La preuve avec ce crime commis à Niort par de jeunes gens en 1848. 

Décembre 1848. Pierre Jeamot, 24 ans et Eulalie Lassarade, 19 ans, sont de jeunes mariés. Il y a treize mois, les deux amoureux ont convolé en justes de noces se promettant entraide et solidarité, pour le meilleur et pour le pire. Le pire, ils ne le savent pas encore, ils ne vont pas tarder à le connaître. Lire la suite »

29
Sep

« Ma femme est morte hier et je l’ai enterrée » (Les Aubiers, 1817)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le crime du jour, survenu aux Aubiers en 1817, a de quoi surprendre. Il traduit pourtant la réalité d’une époque (XIXe siècle), celle où la vie d’une femme ne comptait pas beaucoup. 

16 octobre 1817. Il est environ 17 h quand un paysan se présente au domicile du maire du village des Aubiers, Joseph-Alexandre de Mignot d’Houdan. Le premier magistrat reconnaît Louis Albert, domestique de M. Ducoudray, un propriétaire de la commune. A 45 ans, Louis, est un père de famille un peu particulier. Le notable le salut et lui demande la raison de sa visite. « Ma femme est morte hier et je l’ai enterrée » lui rétorque le domestique tout en s’amusant avec le jeune chien du notable. Lire la suite »

8
Sep

Assassiné le jour du marché (Champdeniers, 1821)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

14 juillet 1821. C’est jour de marché à Champdeniers. Dès les premières heures du jour, commerçants, artisans, éleveurs et acheteurs convergent de tout le pays vers la place du village où ils espèrent réaliser de bonnes affaires. Une demi-heure avant le lever du soleil, André Braconneau, 36 ans, est de ceux-là. Accompagné de François Vergnault, son voisin, il est parti de son domicile situé à La Carte, commune de Cherveux. Après une lieu de marche, les deux amis remarquent devant eux un homme en train de s’agiter sur le chemin. C’est le maréchal, il semble tout affolé. « Ah, il vient d’arriver un grand malheur, le pauvre Moreau, votre voisin, est dans un fossé, il a été assassiné, il est comme mort, je vais vite avertir Monsieur le maire de Cherveux »1 Lire la suite »

1
Sep

Un cadavre retrouvé près de l’incendie (Azay-sur-Thouet, 1840)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

15 décembre 1840. Pierre Martineau s’assoit sur le banc des accusés face au jury de la Cour d’assises des Deux-Sèvres à Niort. Cet homme de 26 ans, tuilier de profession, a presque tout perdu quelques semaines plus tôt lors de l’incendie qui a ravagé son atelier. Au village de Pisse-Loube, dans la commune d’Azay-sur-Thouet, personne n’ignore le drame qui a frappé la famille Martineau. Pourtant, en ce matin Pierre Martineau risque la peine de mort. Lire la suite »

5
Aug

La soupe aux allumettes (Glénay, 1893)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

 

Se plonger dans les archives judiciaires, c’est partir à la rencontre de criminels dont le profil varie du tout au tout. Il y a ceux qui réfléchissent dans les moindres détails à leur forfait pour ne pas se faire prendre et d’autres qui ne s’embarrassent pas de tout cela. Jules Siroy appartient sans conteste à la seconde catégorie.

Ce journalier, né à Bressuire le 24 août 1867, déteste autant le travail qu’il aime l’argent. Ce caractère bien affirmé l’a déjà conduit très tôt en prison. A 21 ans, il est condamné à un mois de prison pour vol. Cette peine purgée à Bressuire aurait pu le remettre dans le droit chemin. Il n’en sera rien, bien au contraire. Lire la suite »

4
Aug

Un savoyard agressé en Deux-Sèvres (St-Jean-de-Thouars, 1911)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

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Le racisme ordinaire au XIXe siècle à l’encontre d’un étranger, à St-Jean-de-Thouars en 1911. Quant la bêtise humaine bouleverse le destin de trois jeunes hommes à l’aube de la Grande Guerre.

8 juin 1911. André Menato pénètre vers 18 h dans l’auberge de Louis Lesquillard,  à St-Jean-de-Thouars.  A 19 ans, ce colporteur, originaire du Tyrol, est ravi de pouvoir se reposer après de longues heures de marche. Il ignore en s’installant à la table de Vincent Régent et Eugène Fillault, 22 ans, que son destin est sur le point de basculer. Lire la suite »

6
Jul

Le crime du jeudi : saison 14. C’est demain !

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

david-ginola-751670472La 14e saison du crime du jeudi commence demain  dans le journal la Nouvelle République. Meurtres, empoissonnements, assassinats… autant d’histoire vraies marquantes à retrouver tous les jeudis, cet été, dans le quotidien deux-sévrien. A demain !

20
Jul

Louis voulait seulement faire la foire (Nueil-sous-les-Aubiers, 1835)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPremier « Crime du jeudi » de la saison XIII. Une histoire survenue en 1835 à Nueil-sous-les-Aubiers. Pour un motif futile, un domestique se lance dans une course criminelle effrénée. Edifiant.

« C’est un être dont l’intelligence est faible ; cependant dans son état habituel, il n’est pas privé de son sens commun mais il suffit des causes les plus légères pour faire dévier ses facultés à un point qui constitue l’absence d’un esprit lucide et d’une volonté libre.  Enfin, il est susceptible d’être atteints de folie furieuse.» Ce personnage, dépeint par un expert psychiatrique en ce mois de septembre 1835, n’est autre que Louis Saulais, un domestique agricole de 55 ans. Quelques semaines plus tôt rien ne prédisposait cet homme au visage ovale et à la barbe grise, serviable et apprécié de ses patrons, à basculer dans le drame absolu. Lire la suite »

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