Archive de août, 2012

30
Aug

Le drame de la rue des Anges (Tours, 1890)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Touraine

La « Belle Epoque » ne fut pas une période dorée pour toutes les couches de la population. Pour les « classes laborieuses », le tournant du XIXe et du XXe siècle constitue certes une période d’amélioration du niveau de vie mais la misère y reste grande. Les débits de boisson offrent alors un moyen de s’évader grâce à l’alcool et aux filles de joie. Dans ces lieux parfois sordides, les drames ne sont pas rares.

1er janvier 1890. A Tours, au 22 de la rue des Anges, les clients du débit de boisson célèbrent la nouvelle année au milieu du brouhaha général. Parmi eux, Ernest Plu, 36 ans, un habitué des lieux. Le teint pâle, les mains tremblantes, l’homme, assis à sa table, semble très perturbé. « Qu’est-ce que vous avez donc, vous venez de faire un mauvais coup ? » lui lance à la volée la fille Duchène en passant près de lui. La cliente ne semble pas si bien dire. A l’étage, dans la chambre qu’il partage avec un autre couple, Ernest Plu vient de commettre un acte épouvantable. Lire la suite »

23
Aug

Un cadavre près du lavoir (Sciecq, 1929)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Le crime de Sciecq en 1929 est l’une des affaires criminelles qui passionna le plus l’opinion publique deux-sévrienne. Le mystère entourant cet homicide est y pour beaucoup.

M. Mautret est de bonne humeur. Ce matin 6 septembre 1929, ce jeune homme de 26 ans chevauche sa bicyclette avec ses cannes à pêche près de lui. Pour remplir sa musette, le traiteur de métier a jeté son dévolu sur « une pittoresque vallée où se dissimule le château de Mursay qui évoque le souvenir de Madame de Maintenon. » Ce petit lieu paradisiaque se trouve à Sciecq. Après six kilomètres, M. Mautret pose son vélo et tend sa ligne quelques minutes plus tard. Il est à peine plus de six heures. Tout a coup, alors que le jour se lève à peine, le pêcheur remarque une forme étrange au fond de l’eau. Lire la suite »

Les « crimes d’honneur » sont plutôt rares dans les annales judiciaires de la Touraine. Lorsque ce type de meurtre est commis par une femme, il devient un phénomène médiatique. Voici l’histoire incroyable de Marguerite Baillet…

Marguerite Baillet pleure à chaudes larmes. La main droite crispée sur son mouchoir, elle n’ose affronter le regard pourtant compatissant des dizaines de personnes venues assister à son procès. Si d’ordinaire le public est acquis à la cause de la victime, il a cette fois choisi le camp inverse, celui de cette petite femme de 47 ans au destin tragique. Lire la suite »

15
Aug

Pierre Ferront ce cruel étourdi (Asnières, 1835)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

En se plongeant au cœur des archives criminelles des Deux-Sèvres du XIXe siècle, bon nombre d’observateurs seraient sidérés par la crédulité et la bêtise de certains criminels. Dans ce registre, Pierre Ferront pourrait figurer au sommet de la hiérarchie…

23 avril 1835. Le village d’Asnières, situé à quelques kilomètres au sud de Brioux-sur-Boutonne, est plongé dans l’effroi. Le corps de Pierre Bonnet, un septuagénaire, vient d’être découvert au pied de son lit, la tête fracassée. Le cadavre est à moitié habillé, seule une jambe de sa guêtre est enfilée. Son coffre qui contenait 300 francs a été forcé. Lire la suite »

11
Aug

Le meurtrier aux yeux bleus (Azay-sur-Thouet, 1815)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les violences conjugales reviennent de façon récurrente dans les mobiles des affaires criminelles. Derrière l’acte souvent violent, se cache aussitôt une réalité , celle de la vulnérabilité des femmes au XIXe siècle.  L’affaire qui suit l’illustre parfaitement.

1er décembre 1815. Marie Bichon, 48 ans, frémit en regardant la façade de sa maison aux petites heures du jour. Cela fait maintenant plus d’une semaine qu’elle n’a plus mis les pieds chez elle, à la  Verdoisière, commune d’Azay-sur-Thouet. Courant novembre, après dix ans de mariage, elle a préféré déserter le domicile conjugal au profit de celui de ses parents, à cause des excès de fureur de son époux, Pierre, un maçon de 38 ans. Aujourd’hui, elle espère que sa colère est apaisée, non pas pour s’installer de nouveau avec lui, mais pour lui demander de l’argent et récupérer quelques vêtements. Pour se donner du courage, elle a demandé à Pierre Moulin, un ami, de l’accompagner jusque devant la porte. Lire la suite »

10
Aug

Crime au jardin de La Plaine (Saint-Cyr, 1893)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Touraine

Les « véritables » crimes passionnels sont commis par des gens désespérés qui tentent ensuite de commettre l’irréparable sur leur propre personne. La preuve avec cette histoire extraordinaire.

14 avril 1893. Rue de la Tranchée, à Saint-Symphorien, Pierre Lanfroid, 27 ans, relit les trois  lettres qu’il vient tout juste de finir de rédiger. Alors qu’il les glisse dans leurs enveloppes, il sent l’émotion le submerger. Depuis plusieurs mois, Pierre souffre le martyr. Pour sortir ce mauvais pas, il doit absolument poster ces trois lettres et se rendre à Saint-Cyr. Lire la suite »

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