Archive de septembre, 2012

Quand les sources judiciaires nous éclairent sur les-us-et-coutumes des privilégiés de la société ! L’affaire de la Meilleraye à Beaulieu en 1868 nous plonge dans l’univers particulier des notables deux-sévriens, un milieu rarement touché par les histoires criminelles.  Fascinant!

 4 juillet 1868. Le docteur Louis André Ganne se fait déposer par son domestique dans la cour du château de la Meilleraye, à Beaulieu près de Parthenay. A 49 ans, ce médecin de Parthenay est un homme établi. Conseiller municipal à Parthenay, il mène de front sa profession et une carrière politique débutée dans le camp des Républicains. « Rallié (2) » à la cause de Napoléon III, il vise depuis plusieurs mois la mairie de Parthenay.Ses chances sont réelles car sa réputation a dépassé depuis longtemps le cadre de la Gâtine, notamment depuis l’affaire Martin Réau. Ses autopsies, ses expertises et sa déposition lors du procès du propriétaire de Pressigny en 1866 ont « prouvé » que Martin Réau (3) avait bel et bien empoisonné quatre membres de sa familles. Pour lui, la légion d’honneur n’est peut-être plus très loin… Lire la suite »

La folie pour se disculper d’un crime. C’est avec cet argument que René Boismoreau se présente devant la cour d’assises des Deux-Sèvres le 29 septembre 1926. Ce cultivateur de 38 ans, père de deux enfants, a cru qu’il pouvait berner les jurés avec la stratégie de l’irresponsabilité. Il s’est trompé… mais pas complètement.

Un an plus tôt, le 12 août 1925, René Boismoreau et son épouse, Marie-Marcelline, sortent séparément du tribunal de Bressuire. La femme, lassée par la violence de son mari, a décidé d’entamer une procédure de séparation. Lire la suite »

13
Sep

Le monstre de la rue du Cygne (Tours, 1924)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Touraine

L’affaire Zeiro Finatti en 1924 à Tours est l’une des plus sordides du XXe siècle. Cet Italien de 39 ans sera le dernier condamné exécuté en public en Touraine.

L’air triste, Zeiro Finatti passe son mouchoir sur sa moustache et sur ses yeux. Cet Italien de 39 ans, qui ne maîtrise absolument pas le Français, se trouve pourtant en ce 26 juin 1924, face à l’une des plus impressionnantes institutions de l’hexagone : la cour d’Assises. Lire la suite »

Arrêté, Lucien Hucault doit à présent répondre seul de l’assassinat de son patron devant les jurés de la cour d’assises des Deux-Sèvres 

Le procès de Lucien Hucault s’ouvre le 14 juin 1934. Le public et les journalistes découvrent un accusé fragile, dépassé par la gravité de son acte. Sur son bloc-notes, le reporter du Mémorial des Deux-Sèvres note. « Au banc des accusés, Hucault a écouté cette lecture la tête baissée, le visage en larmes. Reconnaissons que cette attitude lui est, dans une certaine mesure favorable. Cet homme de 25 ans, qui a accompli un crime abominable, n’a pas une expression de physionomie farouche, comme on aurait pu croire ; il a même plutôt l’air doux, sans rien d’un rustre, ni d’un mâle vigoureux, et l’on peut comprendre qu’il ait séduit par sa douceur juvénile la femme de sa victime, de quelques années plus âgée que lui. » (2)

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La passion amoureuse engendre parfois des drames terribles qui dépassent largement la portée de ceux qui les avaient envisagés. Les amoureux rêvaient de vivre un amour absolu. Au lieu de cela, ils vont vivre l’enfer. L’affaire des amants des Grêlons qui suit en est la triste preuve….

Aux Grêlons, dans la commune de Bouillé-Loretz, Auguste Sorin et son épouse, la trentaine, tiennent une ferme située dans le nord du département. A première vue cette exploitation agricole ressemble à toutes les autres. Pourtant, en plein été 1933, un premier évènement extraordinaire va provoquer une réaction en chaîne fatale.

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