Archive de novembre, 2012

Coupable mais innocent. C’est en résumé l’une des définitions que l’on pourrait donner des « verdicts  scandaleux », expression retenue par les historiens pour expliquer les décisions surprenantes rendues parfois par les jurys de cour d’assises au XIXe et au début du XXe siècle. Les « verdicts scandaleux » trouvent principalement leur origine dans le fonctionnement de la délibération. De 1810 à 1942, seuls les douze jurés populaires répondent aux questions de culpabilité de l’accusé. La peine est ensuite prononcée par les magistrats. Dès lors, par crainte de la décision qui sera prise dans « leur dos », les jurés préfèrent acquitter plutôt  que de voir l’accusé sanctionné trop lourdement. C’est probablement ce qui explique le verdict incroyable rendu par la cour d’assises des Deux-Sèvres, le 5 mars 1879. Lire la suite »

Au début du XXe siècle, dans une société dirigée par les hommes, les femmes se retrouvent reléguée au second plan. Cette position inférieure les place souvent dans des conditions fragiles, parfois au sein même de leur foyer. Le sentiment d’impunité n’est parfois pas très loin. Le crime de la Chamerie, commis en 1903 à Béceleuf, est là pour nous le rappeler.

 1er novembre 1903. Deux soeurs d’une trentaine d’années se recueillent sur la tombe de leur père, Louis Germain, dans le cimetière de  Béceleuf. En cette période de Toussaint, l’instant est emprunt d’une grande solennité. Après quelques minutes de prières, Alphonsine Germain et Marie Ernestine Cousineau quittent le cimetière. La conversation reprend entre les deux femmes. Au moment de quitter les lieux, Alphonsine évoque la mémoire du père, seul membre de la phratrie à être enterrée dans ce cimetière. « Le pauvre père ne restera peut-être pas longtemps dans une tombe solitaire[1] » lui rétorque aussitôt Marie-Ernestine sur un ton grave. Lire la suite »

5
Nov

Je mène l’enquête pour vous

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Me contacter

Il m’arrive régulièrement de recevoir des demandes pour des compléments d’informations sur des histoires criminelles. Si vous le souhaitez, je peux vous aider dans vos démarches, vous donner quelques conseils ou même effectuer quelques recherches pour vous aux archives départementales…

Vous pouvez me contacter au 06 62 56 81 66 ou m’envoyer un mail à cette adresse olivier.goudeau@educagri.fr

A très bientôt

Olivier Goudeau

Dans son livre « Crime et châtiment » écrit en 1866, l’écrivain russe Dostoïevski brosse avec une précision d’orphèvre le basculement progressif de son jeune héros, Raskolnikov, vers le crime. Pendant plusieurs jours, le futur assassin prépare son crime crapuleux avec minutie. Le jour J, il perd tous ses moyens en massacrant sa victime. «Dostoïevski est le seul psychologue dont  […] j’ai eu quelque chose à apprendre » concède le philosophe Frederich Nietzsche (3). Toujours est-il que le destin de Raskolnokov n’est sans rappeler celui de certains jeunes criminels deux-sévriens. Parmi eux, celui de Pierre-Théodore Morisson survenu deux ans après la sortie du livre…

1er juin 1868. Dans la rue du Puits-de-la-Salle à Saint-Maixent, la laitière arrive devant la maison de Mme Proust. Comme elle en a l’habitude tous les matins, la livreuse ouvre la porte du domicile de la veille dame et pénètre dans la maison avec sa bouteille de lait dans la main. Elle appelle la propriétaire en refermant derrière elle. Pas de réponse. Alors, elle s’engage plus loin dans la demeure. Soudain, une vision d’horreur la foudroie littéralement. Lire la suite »

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