Archive du 1 novembre 2012

Dans son livre « Crime et châtiment » écrit en 1866, l’écrivain russe Dostoïevski brosse avec une précision d’orphèvre le basculement progressif de son jeune héros, Raskolnikov, vers le crime. Pendant plusieurs jours, le futur assassin prépare son crime crapuleux avec minutie. Le jour J, il perd tous ses moyens en massacrant sa victime. «Dostoïevski est le seul psychologue dont  […] j’ai eu quelque chose à apprendre » concède le philosophe Frederich Nietzsche (3). Toujours est-il que le destin de Raskolnokov n’est sans rappeler celui de certains jeunes criminels deux-sévriens. Parmi eux, celui de Pierre-Théodore Morisson survenu deux ans après la sortie du livre…

1er juin 1868. Dans la rue du Puits-de-la-Salle à Saint-Maixent, la laitière arrive devant la maison de Mme Proust. Comme elle en a l’habitude tous les matins, la livreuse ouvre la porte du domicile de la veille dame et pénètre dans la maison avec sa bouteille de lait dans la main. Elle appelle la propriétaire en refermant derrière elle. Pas de réponse. Alors, elle s’engage plus loin dans la demeure. Soudain, une vision d’horreur la foudroie littéralement. Lire la suite »

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