Archive de décembre, 2012

22
Dec

La cabane au fond du jardin (Vasles, 1931)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

« Quand on n’a que l’amour » et « Ne me quitte pas » chantait Brel pour évoquer les ravages de l’amour. En terre deux-sévrienne, d’autres ont choisi une voie plus radicale que la chanson pour régler leur problème de cœur….

1er juin 1931. 8 heures. Il flotte un doux parfum de printemps sur la Gâtine en ce début de matinée. Sur un chemin creux longeant le château de la Sayette près de Vasles, un charriot tiré par des chevaux circule paisiblement en direction de la scierie de la Sayette. La proximité du magnifique parc du château et la douceur de la campagne ne laissent rien présager qu’un drame est en train de se préparer. Tapis derrière une haie, Joseph Messager, un homme de 28 ans, attend le convoi, un couteau cran d’arrêt dans la main. Sa détermination est totale. Il a aussi pris le soin d’emmener un fusil avec lui. Lire la suite »

20
Dec

Léonide une coupable innocente (Cussay, 1908)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Touraine

La banalisation des infanticides et la détresse des mères criminelles plongent les jurés dans des situations embarrassantes ; au point dans certains cas de prononcer des verdicts étranges. L’affaire Léonide Verna (1908) à Cussay  est là pour l’attester.

Eté 1908. La ferme des époux Louaut respire la joie de vivre. Aidée de leur domestique, Léonide Verna, la famille cultive quelques hectares de terre à la Maison-Neuve dans la commune de Cussay. L’aide de cette femme célibataire de 27 ans est précieuse car le travail quotidien sur la ferme est harassant. En ce soir du 19 août 1908, les époux Louaut et leur domestique savourent ce moment de répit. Même si les visages et les corps sont épuisés par les moissons, l’ambiance est paisible. Lire la suite »

2
Dec

Une terrible erreur de jeunesse (Saint-Denis-Hors, 1904)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Touraine

Une partie non négligeable des crimes de sang est perpétrée par des jeunes gens qui commettent l’irréparable au sortir de leur adolescence. Un passage à l’acte qui va bouleverser leur vie.  Déportés pour la plupart en Guyane, les jeunes  assassins porteront toute leur vie ce terrible écart. Beaucoup ne reviendront d’ailleurs  jamais de cet enfer.

12 novembre 1903. M. Ronflard, cultivateur à Saint-Denis-Hors circule sur la route conduisant au village des Vallées, non loin d’Amboise. Après plusieurs minutes de marche, il reconnaît au loin la jeune Raymonde Bordier, 19 ans, en train de discuter sur le bord de la route avec un inconnu. Il la salut avec plaisir. Raymonde, il la connaît depuis longtemps. C’est une fille honnête, polie et très appréciée dans le village. En passant devant les deux jeunes gens, M. Ronflard saisit une phrase de la jeune fille : « Non, je vous dis non, et ce sera non. » Lire la suite »

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