Archive de la catégorie ‘Crimes en Deux-Sèvres’

4
Déc

Trois femmes et un coup fin (Breloux, 1824)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les empoisonnements sont très difficiles à prouver au XIXe siècle car la science ne maîtrise pas totalement les techniques pour déceler avec certitude les traces de poison dans l’organisme. Les enquêteurs se rabattent alors sur des indices annexes… comme des poules .

Mercredi 26 mai 1824. Il est un peu plus de 7h30 du matin lorsque Louise Vachieu, une veuve de 68 ans, remarque du coin de l’oeil son voisin revenir du travail. Elle reconnaît François Druet, beau-frère de sa fille. Comme tous les matins, le scieur de long de 24 ans, parti dès l’aube à son travail, s’accorde une petite pause pour manger une soupe. A Breloux, petit village jouxtant La Crèche, le jeune homme jouit d’une bonne réputation même si sa situation familiale fait un peu jaser. Marié à Louise Poussard, il vit aussi avec la mère et la sœur de son épouse. Autant dire que chez les Poussard, les femmes ont pris le pouvoir et c’est un doux euphémisme. Lire la suite »

3
Déc

Clarisse voulait juste l’oublier (Niort, 1892)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

21 juin 1892. En Nouvelle-Calédonie, Léonard Piquet s’éteint à l’âge de 45 ans, éreinté par huit longues années de bagne. Dans cette colonie pénitentiaire fréquentée par les criminels les plus dangereux de l’hexagone, le bagnard immatriculé 15499, classé parmi les « transportés toutes catégories », a tout connu : la faim, la soif, l’épuisement total par le travail, la violence. A maintes reprises, il a dû regretter son geste, commis huit années plus tôt à Niort. Un fait divers qui a marqué les esprits par sa brutalité et qui trouve son origine 9 ans plus tôt

Décembre 1883. Paulin Clément Lesueur est très ennuyé. Comment va-t-il faire pour remplacer sa domestique victime d’un accident. Le notable de 36 ans ne peut se passer d’une servante pour tenir sa belle maison de la rue de Strasbourg à Niort. Lire la suite »

2
Déc

Effroyable jardin (Niort, 1860)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Un mari jaloux est capable de tout, comme creuser une tranchée pour espionner son épouse dans un potager. Cela pourrait faire sourire mais la suite de ce crime très médiatique au XIXe siècle va malheureusement basculer dans le tragique. 

 

« Une foule avide d’émotions se presse dans la salle de la Cour d’assises. On vient voir juger un homme accusé d’assassinat : une bêche et un bâton ayant servi au meurtrier, quelques vêtements ensanglantés ayant appartenu à sa victime, un banc sur lequel aurait été commis le meurtre et qui porte des traces de sang sont déposés sous les yeux des jurés. »1 C’est en ces termes que le journaliste du Mémorial des Deux-Sèvres débute son article le 11 septembre 1860. Comme des dizaines de curieux, le reporter est venu assister au procès de l’un des crimes les plus médiatiques du XIXe siècle en Deux-Sèvres.   Lire la suite »

30
Nov

Le mystère de la chambre rouge (Gourgé, 1820)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

L’affaire de l’auberge de Gourgé est l’une des plus étranges affaires criminelles de l’histoire des Deux-Sèvres. L’émotion qu’elle a suscitée n’a d’égal que son mystère.

16 janvier 1820. A Gourgé, la veuve Billy dort à poing fermé. Dans ce petit village de Gâtine situé à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Parthenay, la femme, deux fois veuve, tient une auberge qui ne lui laisse aucun répit. Dès lors, quand la nuit tombe, elle ne met pas longtemps à trouver le sommeil. Pourtant, en cette nuit d’hiver, elle a du patienter avant de s’endormir. Patiemment elle a attendu le retour de son fils, Martin Ingrand, 24 ans, parti depuis plusieurs jours pour son travail de maréchal-ferrant taillandier. Lire la suite »

28
Sep

La disparition du petit Jean (Fomperron, 1820)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les disparitions d’enfants  provoquent de véritables psychoses dans les familles et les villages. En 1820, à Fomperron, c’est le petit Jean Chaigne, 13 ans, qui disparaît. L’issue de cette histoire va plonger les enquêteurs dans les profondeurs de l’âme humaine. 

10 janvier 1820. René Charon a la mine des mauvais jours. En frappant frénétiquement à la porte de Marc Chaigne à 3h du matin, le bordier de 34 ans n’avait pas l’intention de lui faire peur. Seulement la situation est tellement grave qu’il ne peut réprimer sa panique. Alors que la porte s’ouvre laissant apparaître le visage de Marc Chaigne, les yeux pleins de sommeil, René Charon s’empresse de lui résumer la situation. Lire la suite »

3
Août

Ballin le sacristain pas très malin (Genneton, 1823)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Le crime parfait. Voilà ce dont tout apprenti assassin rêve au moment du passage à l’acte. Malheureusement entre le rêve et la réalité, il y a parfois un gouffre. La preuve avec cette histoire qui prêterait à sourire si elle n’avait pas débouché sur la mort d’une jeune femme. 

9 mai 1823. René Ballin court à perdre haleine à travers les champs autour de Genneton. Le visage tendu, l’allure déterminée, il sait que ce jour de printemps va changer sa vie. A 26 ans, après des jours de doutes et de tergiversations, le cultivateur est à présent sûr de lui : il doit tuer sa femme. Lire la suite »

29
Juil

La horde sauvage (Amailloux, 1834)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Dans des circonstances particulières, il arrive que les hommes se transforment en bêtes furieuses lorsque se crée le phénomène de groupe. L’étincelle qui met le feu aux poudres est parfois insignifiante au regard de la tragédie finale. Pour preuve, cette partie de chasse paisible organisée par six notables en 1834 dans les environs d’Amailloux.

18 septembre 1834. Charles-Emmanuel Chaboceau, 33 ans, Jean-Baptiste Sauzeau, 40 ans, son frère Joseph et trois de leur amis1, marchent à pas de loup au beau milieu de la lande gâtinaise. Depuis les premières heures du jour, les six chasseurs ont quitté leurs belles propriétés situées à Parthenay et à Viennay, pour venir traquer le gibier, à une dizaine de kilomètres de là, dans les champs environnant Amailloux. La période de la chasse bat son plein et pour multiplier les chances de réussite, les six amis se sont dispersés en petits groupes. Lire la suite »

Ah l’héritage ! Un sujet parfois très sensible dans les familles ! Et cela ne date pas d’hier. La preuve avec ce crime commis à La Ronde, près de Moncoutant, en 1850.

Louise Favreau, 30 ans, est une femme contrariée. Depuis des semaines, elle peste, se retourne l’esprit, confie son malheur à ses amis, mais rien n’y fait. La colère ne passe pas. Le motif de son mécontentement pourrait faire sourire. Il va pourtant déboucher sur une affaire tragique.  Lire la suite »

Alcool, racisme, violence…Quand les faits-divers nous éclairent sur la vie quotidienne des Deux-Sèvriens dans les campagnes à la fin du XIXe siècle. 

20 décembre 1898. 19 h. Deux hommes s’échappent en courant de l’auberge des Trois lapins située dans le village de Pitié, commune de La Chapelle-St-Laurent.  « Courons vite chercher nos fusils ! » lance l’un d’eux. « Oui mais il n’y a pas de cartouches », répond l’autre. « Nous en ferons » 1 Comme des fous, Charles Bouchet, 23 ans, et son frère, Adrien, 19 ans, pénètrent dans leur roulotte respective, installée devant le calvaire sur la place du village. En quinze minutes, les deux complices, le souffle court, s’emparent chacun de leur fusil, qu’ils ont pris le temps de charger après avoir fabriqué des cartouches. Ils marchent à présent en direction des quatre autres roulottes situées à quelques mètres des leur. Albert Hervé et sa famille vont apprendre de quel bois on se chauffe chez les Bouchet. Il ne fallait pas leur chercher des histoires et les frapper tout à l’heure dans l’auberge. Lire la suite »

Il y a des vies qui ressemblent à des fresques romanesques. Celle de Vassily Bytchkoff Petrovich aurait pu sortir de l’imagination de Tolstoï.  Pourtant bien réel, son destin l’a conduit de sa Russie natale jusqu’en Deux-Sèvres où sa vie a basculé. 

Le regard inquiet, les traits creusés, Vassily Bytchkoff Petrovich semble perdu dans ses pensées. En ce jour du 26 mai 1919, le militaire de 30 ans peine à cacher ses émotions. Un homme en costume, assis face à lui, l’air sévère, le questionne depuis plusieurs minutes. Son interprète, un jeune soldat Français, lui explique qu’il s’agit de Charles Rousseau, juge d’instruction de l’arrondissement de Melle. Ce magistrat n’a pas l’air commode. Ses yeux sont plantés dans les siens, comme pour percer son mystère. Vassily baisse la tête. Il n’a pas besoin des réprimandes du juge pour comprendre la gravité de son acte. Alors, avec calme, il déroule son histoire, digne des grandes sagas romanesques slaves.  Lire la suite »

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