Archive de la catégorie ‘Crimes en Deux-Sèvres’

Pas de besoin de chercher bien loin celui qui vous fera un jour la peau. Il est peut être assis à côté de vous en ce moment. Car dans un nombre conséquent de crimes, l’assassin et la victime appartiennent à la même famille. La preuve. 

On peut être frères de sang, habiter à quelques mètres l’un de l’autre et se détester au plus haut point. A Verrines, petit village de la commune de Ste-Soline, tout le monde connaît les querelles de la famille Barillot. De mémoire des plus anciens, cette animosité date au moins des années 1860, soit plus de trente ans. Lire la suite »

L’étude des archives judiciaire montre que le guet-apens demeure l’une des techniques les plus utilisées dans le passage à l’acte crapuleux. La preuve avec ce crime commis à Niort par de jeunes gens en 1848. 

Décembre 1848. Pierre Jeamot, 24 ans et Eulalie Lassarade, 19 ans, sont de jeunes mariés. Il y a treize mois, les deux amoureux ont convolé en justes de noces se promettant entraide et solidarité, pour le meilleur et pour le pire. Le pire, ils ne le savent pas encore, ils ne vont pas tarder à le connaître. Lire la suite »

Le crime du jour, survenu aux Aubiers en 1817, a de quoi surprendre. Il traduit pourtant la réalité d’une époque (XIXe siècle), celle où la vie d’une femme ne comptait pas beaucoup. 

16 octobre 1817. Il est environ 17 h quand un paysan se présente au domicile du maire du village des Aubiers, Joseph-Alexandre de Mignot d’Houdan. Le premier magistrat reconnaît Louis Albert, domestique de M. Ducoudray, un propriétaire de la commune. A 45 ans, Louis, est un père de famille un peu particulier. Le notable le salut et lui demande la raison de sa visite. « Ma femme est morte hier et je l’ai enterrée » lui rétorque le domestique tout en s’amusant avec le jeune chien du notable. Lire la suite »

8
Sep

Assassiné le jour du marché (Champdeniers, 1821)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

14 juillet 1821. C’est jour de marché à Champdeniers. Dès les premières heures du jour, commerçants, artisans, éleveurs et acheteurs convergent de tout le pays vers la place du village où ils espèrent réaliser de bonnes affaires. Une demi-heure avant le lever du soleil, André Braconneau, 36 ans, est de ceux-là. Accompagné de François Vergnault, son voisin, il est parti de son domicile situé à La Carte, commune de Cherveux. Après une lieu de marche, les deux amis remarquent devant eux un homme en train de s’agiter sur le chemin. C’est le maréchal, il semble tout affolé. « Ah, il vient d’arriver un grand malheur, le pauvre Moreau, votre voisin, est dans un fossé, il a été assassiné, il est comme mort, je vais vite avertir Monsieur le maire de Cherveux »1 Lire la suite »

15 décembre 1840. Pierre Martineau s’assoit sur le banc des accusés face au jury de la Cour d’assises des Deux-Sèvres à Niort. Cet homme de 26 ans, tuilier de profession, a presque tout perdu quelques semaines plus tôt lors de l’incendie qui a ravagé son atelier. Au village de Pisse-Loube, dans la commune d’Azay-sur-Thouet, personne n’ignore le drame qui a frappé la famille Martineau. Pourtant, en ce matin Pierre Martineau risque la peine de mort. Lire la suite »

5
Août

La soupe aux allumettes (Glénay, 1893)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

 

Se plonger dans les archives judiciaires, c’est partir à la rencontre de criminels dont le profil varie du tout au tout. Il y a ceux qui réfléchissent dans les moindres détails à leur forfait pour ne pas se faire prendre et d’autres qui ne s’embarrassent pas de tout cela. Jules Siroy appartient sans conteste à la seconde catégorie.

Ce journalier, né à Bressuire le 24 août 1867, déteste autant le travail qu’il aime l’argent. Ce caractère bien affirmé l’a déjà conduit très tôt en prison. A 21 ans, il est condamné à un mois de prison pour vol. Cette peine purgée à Bressuire aurait pu le remettre dans le droit chemin. Il n’en sera rien, bien au contraire. Lire la suite »

31 janvier 1825. Sur la place de la Brèche à Niort, un homme vient d’être installé sur la guillotine par le bourreau devant plusieurs dizaines de curieux. Il se nomme Louis Giraud. A 48 ans, ce vigneron journalier a été reconnu coupable de l’assassinat d’une septuagénaire dans le bourg d’Usseau par la cour d’assises des Deux-Sèvres quelques semaines plus tôt. Il est 13 h lorsque la lame s’abat sur son cou. Louis Giraud est le douzième homme guillotiné en Deux-Sèvres depuis la mise en place du code pénal napoléonien en 1811.

A l’heure où les circonstances atténuantes n’ont pas encore pris place dans le droit français, tout accusé reconnu coupable de meurtre avec préméditation (assassinat) est systématiquement condamné à mort. La Restauration de 1815 a mis en place un système judiciaire « efficace ». Crime en juillet, jugement en septembre, pourvoi rejeté en décembre, exécution en janvier. A la décharge du régime, force est de constater que les criminels ne font pas toujours preuve d’un grand discernement. La preuve ici. Juillet 1824. Louis Giraud est au bord de la faillite. Criblé de dettes estimées à plus de 1500 francs, « Girottin », comme on le surnomme à Usseau, a semble-t-il trouvé la solution à ses problèmes. Depuis quelques jours, le natif des lieux a décidé de tuer une des habitantes les plus riches de son village, Françoise Pacaud, 75 ans. Il n’est entré chez elle qu’une poignée de fois mais il est de notoriété public que la femme dispose d’un petit magot chez elle. 1800 francs disent certains. Alors, le mercredi 7 juillet à 7 h du matin, « Girottin » prend la direction du domicile de « la boiteuse »1. Discrètement, il se glisse à l’intérieur du chais de la maison et armé d’une trique patiente discrètement. Sa future victime est à la messe. Il la surprendra à son retour et pourra ensuite pénétrer dans la maison pour s’attaquer à ses biens. Lire la suite »

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Le racisme ordinaire au XIXe siècle à l’encontre d’un étranger, à St-Jean-de-Thouars en 1911. Quant la bêtise humaine bouleverse le destin de trois jeunes hommes à l’aube de la Grande Guerre.

8 juin 1911. André Menato pénètre vers 18 h dans l’auberge de Louis Lesquillard,  à St-Jean-de-Thouars.  A 19 ans, ce colporteur, originaire du Tyrol, est ravi de pouvoir se reposer après de longues heures de marche. Il ignore en s’installant à la table de Vincent Régent et Eugène Fillault, 22 ans, que son destin est sur le point de basculer. Lire la suite »

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPremier « Crime du jeudi » de la saison XIII. Une histoire survenue en 1835 à Nueil-sous-les-Aubiers. Pour un motif futile, un domestique se lance dans une course criminelle effrénée. Edifiant.

« C’est un être dont l’intelligence est faible ; cependant dans son état habituel, il n’est pas privé de son sens commun mais il suffit des causes les plus légères pour faire dévier ses facultés à un point qui constitue l’absence d’un esprit lucide et d’une volonté libre.  Enfin, il est susceptible d’être atteints de folie furieuse.» Ce personnage, dépeint par un expert psychiatrique en ce mois de septembre 1835, n’est autre que Louis Saulais, un domestique agricole de 55 ans. Quelques semaines plus tôt rien ne prédisposait cet homme au visage ovale et à la barbe grise, serviable et apprécié de ses patrons, à basculer dans le drame absolu. Lire la suite »

xiii-la-serie-serietv-5128Depuis le jeudi 16 juillet , vous pouvez retrouver dans « La Nouvelle République » ma chronique judiciaire relatant des crimes survenus dans les Deux-Sèvres au XIXe et XXe siècles. Au programme, sept homicides qui permettent aussi  de comprendre comment nos ancêtres vivaient. Déjà la XIIIe saison ! Un vrai plaisir.

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