Archive de la catégorie ‘Crimes en Deux-Sèvres’

30
Juil

Le forcené de la Briette (Celles-sur-Belle, 1919)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Se pencher sur l’histoire de l’assassin pour essayer de comprendre son geste. Tel est l’enjeu des procès en assises. Un flash-back qui permet de prendre conscience des ruptures qui ont conduit au drame. Exemple avec le destin d’Alfred Caillon.

« Aujourd’hui se juge le procès d’Alfred Caillon de Fressines qui, après avoir tiré sur sa femme, aurait fait de véritables hécatombes de victime si, par bonheur son arme défectueuse ne l’avait empêché de réaliser ses criminels desseins. » C’est par ces mots que le journaliste du Mémorial des Deux-Sèvres introduit, dans son édition du 3 octobre 1919, le procès de l’un des crimes les plus marquants du début du XXe siècle en Deux-Sèvres. Un crime que beaucoup savait inévitable. Lire la suite »

Les cas d’étrangers inculpés de crime de sang sont rares dans les Deux-Sèvres. Le crime de la rue de l’Huilerie est l’exception qui confirme la règle.

11 avril 1919. A Niort, la rue de l’Huilerie donne des signes de nervosité. Depuis le 5 avril, Charlotte Ploquin, domiciliée au 9 de cette ruelle sombre du cœur de ville, n’a plus donné signe de vie. Des voisines ont frappé à sa porte à de multiples reprises mais n’y a fait. Ce matin, elles ont donc pris la décision de prévenir les autorités.  A présent, c’est le commissaire de Police en personne qui débarque sur les lieux, épaulés d’agents et d’un serrurier. En quelques minutes, l’artisan fait sauter le verrou. Les enquêteurs pénètrent à l’intérieur, tout d’abord dans un petit salon puis dans une cuisine… Lire la suite »

16
Juil

Ils ont dépouillé les Poilus ! (Niort, 1918)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

L’étude de la criminalité en période de guerre permet de comprendre aussi comment fonctionne la société en période trouble. La preuve avec cette affaire hors du commun survenue à Niort pendant la 1ere Guerre Mondiale.

 Janvier 1918. La France est plongée dans la Première Guerre Mondiale depuis bientôt quatre ans. Alors que les Allemands se préparent à jouer leur va-tout au Chemin des Dames, les poilus souffrent dans leur tranchée. Le froid, les privations et l’horreur des combats ont provoqué des mutineries il y a peu. A l’arrière, malgré les temps difficiles, les familles s’organisent pour envoyer de la nourriture et de l’argent. Niort n’échappe à cette règle même si depuis plusieurs mois les plaintes pour disparition se multiplient. Lire la suite »

19
Juin

Infanticide ! Quel infanticide ?

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les infanticides sont les crimes de sang les plus communs au XIXe siècle en Deux-Sèvres. En dépit de leur violence, ces assassinats accouchent souvent de verdicts étranges. Illustration avec  l’affaire Joséphine Croizé à Clessé en 1879 et Virginie Husseau, à Ligron en 1880.

29 décembre 1879. A Clessé, près de Parthenay, Joséphine Croizé, un paquet dans les bras, marche à vive allure sur un petit chemin de campagne. Légèrement courbée, la jeune femme de 20 ans, longe les murs en tournant la tête de temps à autre. A présent, elle ouvre une petite porte et pénètre dans le jardin privé des religieuses. Elle suit le sentier et s’approche rapidement d’un puits. Là, elle jette un dernier regard autour d’elle, lance le paquet dans l’antre et disparaît aussitôt. Lire la suite »

30
Mar

Une plainte dans la nuit (Parthenay, 1887)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Au XIXe les débits de boisson, les bars et les auberges sont souvent le théâtre de crimes sang. Illustration avec cette affaire survenue en 1887 près de Parthenay.

« Tu ne sors pas sans moi ! » lance en souriant Jean Poupard à son ami François Barret, assis à une table voisine. Depuis le milieu de l’après-midi, les deux hommes écument les bars de Parthenay. Ils ont prévu de rentrer ensemble, à Gourgé, puisque depuis trois ans, François Barret, 69 ans, est en pension chez Jean Poupard, 44 ans, en échange d’un loyer de vingt francs par mois. Lire la suite »

16
Fév

Réglement de comptes à l’école (Beaussais,1880)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

 Il ne se passe un mois sans que le problème de la violence scolaire ne revienne sur le devant de la scène médiatique à la faveur d’une affaire de vol ou de coups et blessures. Véritable fléau de notre société au regard de nos contemporains, la « guerre à l’école » est pourtant loin d’être un phénomène nouveau. Lire la suite »

22
Déc

La cabane au fond du jardin (Vasles, 1931)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

« Quand on n’a que l’amour » et « Ne me quitte pas » chantait Brel pour évoquer les ravages de l’amour. En terre deux-sévrienne, d’autres ont choisi une voie plus radicale que la chanson pour régler leur problème de cœur….

1er juin 1931. 8 heures. Il flotte un doux parfum de printemps sur la Gâtine en ce début de matinée. Sur un chemin creux longeant le château de la Sayette près de Vasles, un charriot tiré par des chevaux circule paisiblement en direction de la scierie de la Sayette. La proximité du magnifique parc du château et la douceur de la campagne ne laissent rien présager qu’un drame est en train de se préparer. Tapis derrière une haie, Joseph Messager, un homme de 28 ans, attend le convoi, un couteau cran d’arrêt dans la main. Sa détermination est totale. Il a aussi pris le soin d’emmener un fusil avec lui. Lire la suite »

Coupable mais innocent. C’est en résumé l’une des définitions que l’on pourrait donner des « verdicts  scandaleux », expression retenue par les historiens pour expliquer les décisions surprenantes rendues parfois par les jurys de cour d’assises au XIXe et au début du XXe siècle. Les « verdicts scandaleux » trouvent principalement leur origine dans le fonctionnement de la délibération. De 1810 à 1942, seuls les douze jurés populaires répondent aux questions de culpabilité de l’accusé. La peine est ensuite prononcée par les magistrats. Dès lors, par crainte de la décision qui sera prise dans « leur dos », les jurés préfèrent acquitter plutôt  que de voir l’accusé sanctionné trop lourdement. C’est probablement ce qui explique le verdict incroyable rendu par la cour d’assises des Deux-Sèvres, le 5 mars 1879. Lire la suite »

Au début du XXe siècle, dans une société dirigée par les hommes, les femmes se retrouvent reléguée au second plan. Cette position inférieure les place souvent dans des conditions fragiles, parfois au sein même de leur foyer. Le sentiment d’impunité n’est parfois pas très loin. Le crime de la Chamerie, commis en 1903 à Béceleuf, est là pour nous le rappeler.

 1er novembre 1903. Deux soeurs d’une trentaine d’années se recueillent sur la tombe de leur père, Louis Germain, dans le cimetière de  Béceleuf. En cette période de Toussaint, l’instant est emprunt d’une grande solennité. Après quelques minutes de prières, Alphonsine Germain et Marie Ernestine Cousineau quittent le cimetière. La conversation reprend entre les deux femmes. Au moment de quitter les lieux, Alphonsine évoque la mémoire du père, seul membre de la phratrie à être enterrée dans ce cimetière. « Le pauvre père ne restera peut-être pas longtemps dans une tombe solitaire[1] » lui rétorque aussitôt Marie-Ernestine sur un ton grave. Lire la suite »

Dans son livre « Crime et châtiment » écrit en 1866, l’écrivain russe Dostoïevski brosse avec une précision d’orphèvre le basculement progressif de son jeune héros, Raskolnikov, vers le crime. Pendant plusieurs jours, le futur assassin prépare son crime crapuleux avec minutie. Le jour J, il perd tous ses moyens en massacrant sa victime. «Dostoïevski est le seul psychologue dont  […] j’ai eu quelque chose à apprendre » concède le philosophe Frederich Nietzsche (3). Toujours est-il que le destin de Raskolnokov n’est sans rappeler celui de certains jeunes criminels deux-sévriens. Parmi eux, celui de Pierre-Théodore Morisson survenu deux ans après la sortie du livre…

1er juin 1868. Dans la rue du Puits-de-la-Salle à Saint-Maixent, la laitière arrive devant la maison de Mme Proust. Comme elle en a l’habitude tous les matins, la livreuse ouvre la porte du domicile de la veille dame et pénètre dans la maison avec sa bouteille de lait dans la main. Elle appelle la propriétaire en refermant derrière elle. Pas de réponse. Alors, elle s’engage plus loin dans la demeure. Soudain, une vision d’horreur la foudroie littéralement. Lire la suite »

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