Archive de la catégorie ‘Crimes en Deux-Sèvres’

21
Déc

Louise attaque… à l’arsenic (Fontperron, 1829)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Femme et crime riment souvent avec arsenic. Une équation parfois gagnante au XIXe siècle, à l’heure où la police scientifique n’existe pas encore.  La preuve .

23 juin 1829. En ce début d’après-midi, une femme, la démarche chancelante, sort de chez elle à vive allure dans les rues de Fontperron, petite commune située entre Saint-Maixent et Vasles. Le visage marqué, le teint pâle, les yeux remplis de terreur, la quadragénaire frappe à la porte de son voisin. « Monsieur le Maire ! » hurle-t-elle au comble de l’inquiétude. Le magistrat se présente quelques secondes plus tard et reconnait aussitôt Louise Defiole, sa voisine. « Je viens d’être empoisonnée par ma belle-fille »2 Lire la suite »

Sortons de notre esprit le postulat selon lequel tous les criminels planifient leur forfait dans les moindres détails. La plupart d’entre-eux ne sait même pas qu’ils vont commettre  l’irréparable quelques minutes avant le drame. Comme ce jour du 20 janvier 1932 à Mauzé-Thouarsais.

20 janvier 1932. Mme Pellaumail se rapproche au plus près de la porte vitrée et, tout en plissant les yeux, tente de distinguer une forme à travers le carreau. Après quelques secondes d’observation, la femme se retourne vers son voisin, Joseph Goumy. Son visage est livide. « Elle est tombée et il y a beaucoup de sang » lâche-t-elle en s’effaçant. L’homme prend aussitôt sa place. La vision qui s’offre à lui est tout aussi inquiétante. Après quelques secondes de tergiversation, les deux voisins décident d’aller prévenir les secours. Lire la suite »

25
Oct

Aimer à perdre la raison (Javarzay,1934)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

« L’âme de l’amour n’a aucune idée de jugement : des ailes, et point d’yeux, voilà l’emblème d’une précipitation inconsidérée ; et c’est parce qu’il est si souvent trompé dans son choix, qu’on dit que l’Amour est un enfant. » C’est en ces termes que Shakespeare parlait de l’amour, un sentiment capable de faire perdre la tête et d’engendrer les plus grands drames. Surtout quand les préjugés et la bêtise s’en mêlent.

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30
Août

Le crime du faubourg Westermann (Parthenay, 1937)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

S’attaquer aux commerçants pour les dépouiller de leur bien ne date pas d’hier. Si l’idée peut sembler séduisante dans l’esprit des assassins, elle donne souvent des résultats médiocres, surtout quand le crime est mal préparé. Exemple avec cette histoire survenue dans les années 30 à Parthenay. 

Lundi 28 avril 1937. Alexandrine Gauthier et Juliette Saivre discutent dans l’arrière boutique de cette dernière. A Parthenay, au 15 faubourg Westermann, Juliette Gaillard possède une petite épicerie depuis vingt-six ans. Tôt le matin et jusqu’à tard le soir, la commerçante de 66 ans dépanne ses clients en leur vendant des fournitures de la vie courante : condiments, allumettes, alcool. Pour lui tenir compagnie,  sa voisine, Alexandrine Gauthier, 73 ans, a pris l’habitude depuis plusieurs années de venir passer les soirées avec elle en attendant que Juliette ferme la boutique. En ce soir de novembre, il est presque 20 h lorsque la sonnette du magasin retentit. Un client vient de pénétrer dans l’épicerie. Juliette se lève de son siège pour aller voir. Elle ignore à cet instant que sa vie va basculer. Lire la suite »

30
Juil

Le forcené de la Briette (Celles-sur-Belle, 1919)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Se pencher sur l’histoire de l’assassin pour essayer de comprendre son geste. Tel est l’enjeu des procès en assises. Un flash-back qui permet de prendre conscience des ruptures qui ont conduit au drame. Exemple avec le destin d’Alfred Caillon.

« Aujourd’hui se juge le procès d’Alfred Caillon de Fressines qui, après avoir tiré sur sa femme, aurait fait de véritables hécatombes de victime si, par bonheur son arme défectueuse ne l’avait empêché de réaliser ses criminels desseins. » C’est par ces mots que le journaliste du Mémorial des Deux-Sèvres introduit, dans son édition du 3 octobre 1919, le procès de l’un des crimes les plus marquants du début du XXe siècle en Deux-Sèvres. Un crime que beaucoup savait inévitable. Lire la suite »

Les cas d’étrangers inculpés de crime de sang sont rares dans les Deux-Sèvres. Le crime de la rue de l’Huilerie est l’exception qui confirme la règle.

11 avril 1919. A Niort, la rue de l’Huilerie donne des signes de nervosité. Depuis le 5 avril, Charlotte Ploquin, domiciliée au 9 de cette ruelle sombre du cœur de ville, n’a plus donné signe de vie. Des voisines ont frappé à sa porte à de multiples reprises mais n’y a fait. Ce matin, elles ont donc pris la décision de prévenir les autorités.  A présent, c’est le commissaire de Police en personne qui débarque sur les lieux, épaulés d’agents et d’un serrurier. En quelques minutes, l’artisan fait sauter le verrou. Les enquêteurs pénètrent à l’intérieur, tout d’abord dans un petit salon puis dans une cuisine… Lire la suite »

16
Juil

Ils ont dépouillé les Poilus ! (Niort, 1918)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

L’étude de la criminalité en période de guerre permet de comprendre aussi comment fonctionne la société en période trouble. La preuve avec cette affaire hors du commun survenue à Niort pendant la 1ere Guerre Mondiale.

 Janvier 1918. La France est plongée dans la Première Guerre Mondiale depuis bientôt quatre ans. Alors que les Allemands se préparent à jouer leur va-tout au Chemin des Dames, les poilus souffrent dans leur tranchée. Le froid, les privations et l’horreur des combats ont provoqué des mutineries il y a peu. A l’arrière, malgré les temps difficiles, les familles s’organisent pour envoyer de la nourriture et de l’argent. Niort n’échappe à cette règle même si depuis plusieurs mois les plaintes pour disparition se multiplient. Lire la suite »

19
Juin

Infanticide ! Quel infanticide ?

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les infanticides sont les crimes de sang les plus communs au XIXe siècle en Deux-Sèvres. En dépit de leur violence, ces assassinats accouchent souvent de verdicts étranges. Illustration avec  l’affaire Joséphine Croizé à Clessé en 1879 et Virginie Husseau, à Ligron en 1880.

29 décembre 1879. A Clessé, près de Parthenay, Joséphine Croizé, un paquet dans les bras, marche à vive allure sur un petit chemin de campagne. Légèrement courbée, la jeune femme de 20 ans, longe les murs en tournant la tête de temps à autre. A présent, elle ouvre une petite porte et pénètre dans le jardin privé des religieuses. Elle suit le sentier et s’approche rapidement d’un puits. Là, elle jette un dernier regard autour d’elle, lance le paquet dans l’antre et disparaît aussitôt. Lire la suite »

30
Mar

Une plainte dans la nuit (Parthenay, 1887)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Au XIXe les débits de boisson, les bars et les auberges sont souvent le théâtre de crimes sang. Illustration avec cette affaire survenue en 1887 près de Parthenay.

« Tu ne sors pas sans moi ! » lance en souriant Jean Poupard à son ami François Barret, assis à une table voisine. Depuis le milieu de l’après-midi, les deux hommes écument les bars de Parthenay. Ils ont prévu de rentrer ensemble, à Gourgé, puisque depuis trois ans, François Barret, 69 ans, est en pension chez Jean Poupard, 44 ans, en échange d’un loyer de vingt francs par mois. Lire la suite »

16
Fév

Réglement de comptes à l’école (Beaussais,1880)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

 Il ne se passe un mois sans que le problème de la violence scolaire ne revienne sur le devant de la scène médiatique à la faveur d’une affaire de vol ou de coups et blessures. Véritable fléau de notre société au regard de nos contemporains, la « guerre à l’école » est pourtant loin d’être un phénomène nouveau. Lire la suite »

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