Archive de la catégorie ‘Crimes en Deux-Sèvres’

Peut-on condamner un homme sans preuve au nom de sa réputation ? C’est tout l’enjeu de l’affaire présentée à la cour d’assises des Deux-Sèvres en mars 1853. Si le verdict peut susciter le doute aujourd’hui, la question ne se pose en ces termes au XIXe siècle puisque la réputation d’un homme dans un village est souvent beaucoup plus importante pour les jurés que les éléments matériels. La preuve… Lire la suite »

5
Jul

Olivier l’assassin cupide (Tourtenay, 1873)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les mobiles crapuleux reviennent de façon récurrente dans les histoires criminelles. Les personnes âgées apparaissent alors comme des proies idéales.  Le crime de Jeanne Chaigne, 73 ans, à Tourtenay en 1873 en est la triste illustration.

9 juin 1873. A Tourtenay, dans l’extrême nord du département, l’inquiétude est grande en ce début d’après midi. Depuis de longues minutes, des habitants font les cent pas devant la boulangerie du village. La situation est alarmante. Les propriétaires, les époux Chaille, sont certes partis la veille pour se rendre à Geay. Plusieurs villageois sont avertis de la situation. Mais il y a la mère du boulanger, Jeanne, 73 ans, chargée de tenir la boutique, qui devrait répondre aux appels. Lire la suite »

24
Jun

Le crime de la Grusardière (Vasles, 1873)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

L’affaire Viault à Vasles en 1873 illustre parfaitement la pression de la communauté villageoise sur les femmes au XIXe siècle. Pour continuer d’en faire partie, certaines sont même prêtes à commettre l’irréparable.

23 juin 1873. Au village de la Grusardière, dans la commune de Vasles, les enfants participent depuis toujours aux travaux des champs.La IIIe République, tout juste installée, n’a pas encore rendu l’école obligatoire. En cette matinée d’été, ils sont trois jeunes bergers à surveiller un troupeau de moutons dans une lande à l’orée des premières maisons. Pour les aider dans leur tâche, un chien dressé les accompagne. Lire la suite »

20
Jun

Le sauteur du pont Main (Niort,1886)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

 

27 avril 1886. En début d’après-midi, une femme d’une cinquantaine d’années marche dans les allées paisibles des jardins de la place de la Brèche. Par cette belle journée de printemps, elle ne se doute pas que sa vie va prendre fin dans quelques minutes sous les yeux des passants ébahis.

Quelques heures plus tôt, rien ne laisse supposer un tel drame. Françoise Dufour est allée boire un verre avec Jean Laurent et M. Gouet. Le moment s’est révélé plutôt agréable même si le premier s’est de nouveau montré très pressant avec elle. Ce rémouleur de 27 ans doit probablement espérer renouer mais sa décision est irrévocable. Elle ne l’aime plus. Alors, à la sortie du bar, elle a remercié les deux hommes et a poursuivi son chemin seul. Lire la suite »

8
Jun

Le drame du Bois Verdon (Tillé, 1913)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

« Le Drame du Bois Verdon » est l’une des affaires judiciaires les plus marquantes du XXe siècle en Deux-Sèvres. La personnalité de l’accusé et le verdict y sont pour beaucoup.

Samedi 18 octobre 1913, 17 heures. Marie Phélippon ouvre la porte de son domicile avec un grand sourire. Son frère, Clément Phélippon, sa femme Suzanne Michelin et leur fils de 7 ans Robert, s’engouffrent dans sa belle demeure. Comme toutes les semaines, Marie aime recevoir ses invités, un couple uni, riche et bien sous tout rapport. Pourtant, le mariage des Phélippon bat de l’aile. Clément, industriel saumurois, n’aime plus sa femme. Délaissée, Suzanne, issue de la bourgeoisie thoursaise, s’est consolée dans les bras de Jean Pasneuil, le maître de chais du domaine de son mari. En guise de réponse, Clément a renvoyé l’employé et exclu sa femme de son testament. Lire la suite »

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