Archive de la catégorie ‘Crimes en Deux-Sèvres’

La folie pour se disculper d’un crime. C’est avec cet argument que René Boismoreau se présente devant la cour d’assises des Deux-Sèvres le 29 septembre 1926. Ce cultivateur de 38 ans, père de deux enfants, a cru qu’il pouvait berner les jurés avec la stratégie de l’irresponsabilité. Il s’est trompé… mais pas complètement.

Un an plus tôt, le 12 août 1925, René Boismoreau et son épouse, Marie-Marcelline, sortent séparément du tribunal de Bressuire. La femme, lassée par la violence de son mari, a décidé d’entamer une procédure de séparation. Lire la suite »

Arrêté, Lucien Hucault doit à présent répondre seul de l’assassinat de son patron devant les jurés de la cour d’assises des Deux-Sèvres 

Le procès de Lucien Hucault s’ouvre le 14 juin 1934. Le public et les journalistes découvrent un accusé fragile, dépassé par la gravité de son acte. Sur son bloc-notes, le reporter du Mémorial des Deux-Sèvres note. « Au banc des accusés, Hucault a écouté cette lecture la tête baissée, le visage en larmes. Reconnaissons que cette attitude lui est, dans une certaine mesure favorable. Cet homme de 25 ans, qui a accompli un crime abominable, n’a pas une expression de physionomie farouche, comme on aurait pu croire ; il a même plutôt l’air doux, sans rien d’un rustre, ni d’un mâle vigoureux, et l’on peut comprendre qu’il ait séduit par sa douceur juvénile la femme de sa victime, de quelques années plus âgée que lui. » (2)

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La passion amoureuse engendre parfois des drames terribles qui dépassent largement la portée de ceux qui les avaient envisagés. Les amoureux rêvaient de vivre un amour absolu. Au lieu de cela, ils vont vivre l’enfer. L’affaire des amants des Grêlons qui suit en est la triste preuve….

Aux Grêlons, dans la commune de Bouillé-Loretz, Auguste Sorin et son épouse, la trentaine, tiennent une ferme située dans le nord du département. A première vue cette exploitation agricole ressemble à toutes les autres. Pourtant, en plein été 1933, un premier évènement extraordinaire va provoquer une réaction en chaîne fatale.

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23
Août

Un cadavre près du lavoir (Sciecq, 1929)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Le crime de Sciecq en 1929 est l’une des affaires criminelles qui passionna le plus l’opinion publique deux-sévrienne. Le mystère entourant cet homicide est y pour beaucoup.

M. Mautret est de bonne humeur. Ce matin 6 septembre 1929, ce jeune homme de 26 ans chevauche sa bicyclette avec ses cannes à pêche près de lui. Pour remplir sa musette, le traiteur de métier a jeté son dévolu sur « une pittoresque vallée où se dissimule le château de Mursay qui évoque le souvenir de Madame de Maintenon. » Ce petit lieu paradisiaque se trouve à Sciecq. Après six kilomètres, M. Mautret pose son vélo et tend sa ligne quelques minutes plus tard. Il est à peine plus de six heures. Tout a coup, alors que le jour se lève à peine, le pêcheur remarque une forme étrange au fond de l’eau. Lire la suite »

15
Août

Pierre Ferront ce cruel étourdi (Asnières, 1835)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

En se plongeant au cœur des archives criminelles des Deux-Sèvres du XIXe siècle, bon nombre d’observateurs seraient sidérés par la crédulité et la bêtise de certains criminels. Dans ce registre, Pierre Ferront pourrait figurer au sommet de la hiérarchie…

23 avril 1835. Le village d’Asnières, situé à quelques kilomètres au sud de Brioux-sur-Boutonne, est plongé dans l’effroi. Le corps de Pierre Bonnet, un septuagénaire, vient d’être découvert au pied de son lit, la tête fracassée. Le cadavre est à moitié habillé, seule une jambe de sa guêtre est enfilée. Son coffre qui contenait 300 francs a été forcé. Lire la suite »

11
Août

Le meurtrier aux yeux bleus (Azay-sur-Thouet, 1815)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les violences conjugales reviennent de façon récurrente dans les mobiles des affaires criminelles. Derrière l’acte souvent violent, se cache aussitôt une réalité , celle de la vulnérabilité des femmes au XIXe siècle.  L’affaire qui suit l’illustre parfaitement.

1er décembre 1815. Marie Bichon, 48 ans, frémit en regardant la façade de sa maison aux petites heures du jour. Cela fait maintenant plus d’une semaine qu’elle n’a plus mis les pieds chez elle, à la  Verdoisière, commune d’Azay-sur-Thouet. Courant novembre, après dix ans de mariage, elle a préféré déserter le domicile conjugal au profit de celui de ses parents, à cause des excès de fureur de son époux, Pierre, un maçon de 38 ans. Aujourd’hui, elle espère que sa colère est apaisée, non pas pour s’installer de nouveau avec lui, mais pour lui demander de l’argent et récupérer quelques vêtements. Pour se donner du courage, elle a demandé à Pierre Moulin, un ami, de l’accompagner jusque devant la porte. Lire la suite »

31
Juil

Le meurtrier qui fait tâche (Verrines, 1852)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

   Le chercheur qui se plonge dans les archives criminelles est parfois surpris par le manque de discernement des assassins. Le crime commis à Verrines en 1852 en est la plus belle illustration

Les villages de Celles et Verrines sont en émoi. Ce matin du 22 juillet 1852, le cadavre d’un homme vient d’être trouvé dans un fossé reliant les deux bourgades. La victime n’est pas un inconnu. Il s’agit de Charles Pastureau, l’instituteur de Verrines. Le juge de paix et les gendarmes de Celles qui arrivent sur les lieux du drame vers 8 h 30 découvrent la victime étendue sur la berge, la tête baignant dans une marre de sang. Des projections sont visibles à plusieurs mètres du cadavre. L’enseignant a été assassiné. Lire la suite »

20
Juil

Le fratricide au bout de la querelle (Rigny, 1866)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

Les archives judiciaires des Deux-Sèvres regorgent d’histoires de famille qui tournent au drame. L’affaire Guérin à Rigny en 1866 en est un triste exemple.

« N’aie pas peur, je t’aurai bien, tôt ou tard ! » Dans le hameau de la Gruée, commune de Rigny, les habitants qui passent devant les maisons respectives d’Auguste et Pierre Guérin ont l’habitude d’entendre des insultes volées au-dessus les murs. Cette haine à peine contenue et connue de tous pourrait être sans conséquence. Le problème, c’est que ces deux frères vivent à quelques mètres l’un de l’autre. Depuis des années, Auguste, l’ainé, et Pierre, 31 ans, ne passent pas une journée sans s’invectiver. Jusqu’au jour tragique du 7 juin 1866.

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19
Juil

L’agresseur fou de Sauzé-Vaussais (1863)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

17 avril 1863. Jean Bergeron et sa femme Marie sont des grands parents attentionnés. Depuis, les petites heures du jour, les époux gardent leur petite fille de dix mois dans leur ferme du Puits-de-Bourin. Dans cette maison située tout près de Sauzé-Vaussais, les époux Bergeron vivent avec leur fille Marie et son époux François Ayrault. Les parents du nourrisson sont partis ensemble vendre deux bœufs à la foire de Raix, un village situé à une quinzaine de kilomètres. A 19 heures, ils ne devraient plus tarder.

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17
Juil

La catastrophe ferroviaire de Pamproux (1872)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Crimes en Deux-Sèvres

En se plongeant dans les archives judiciaires du XIXe siècle, l’historien est surpris par le nombre d’attaques contre les voies ferrées. Dans cette catégorie de crimes, l’affaire Amiot est l’une des plus importantes.

  Mardi 23 janvier 1872. Le train-poste n° 12 assurant la ligne La Rochelle-Poitiers arrive aux abords de la station de Pamproux. Il est un peu plus de 21 heures. A son bord, quatre wagons de passagers mais aussi des lettres et du courrier. Lire la suite »

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