20
Juil

Le fratricide au bout de la querelle (Rigny, 1866)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Les archives judiciaires des Deux-Sèvres regorgent d’histoires de famille qui tournent au drame. L’affaire Guérin à Rigny en 1866 en est un triste exemple.

« N’aie pas peur, je t’aurai bien, tôt ou tard ! » Dans le hameau de la Gruée, commune de Rigny, les habitants qui passent devant les maisons respectives d’Auguste et Pierre Guérin ont l’habitude d’entendre des insultes volées au-dessus les murs. Cette haine à peine contenue et connue de tous pourrait être sans conséquence. Le problème, c’est que ces deux frères vivent à quelques mètres l’un de l’autre. Depuis des années, Auguste, l’ainé, et Pierre, 31 ans, ne passent pas une journée sans s’invectiver. Jusqu’au jour tragique du 7 juin 1866.

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19
Juil

Assassiné au pied du marronnier (Avoine, 1908)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

9 mai 1908. En milieu d’après-midi, sous le regard de quelques curieux, le juge d’instruction Sergent marche sur une petite route qui conduit de Chinon au village de Coulaine. Une délégation de plusieurs gendarmes l’accompagne et lui désigne deux marronniers situés en hauteur, à une petite dizaine de mètres à l’écart du chemin. Le magistrat grimpe sur le talus et découvre au pied de l’un des arbres, le cadavre d’un homme, les bras repliés à hauteur du front. Le juge fronce les sourcils. La boite crânienne du malheureux est défoncée par deux énormes blessures. Il y a du sang partout, sur le tronc du marronnier mais aussi sur les branches à plus de deux mètres de hauteur. Nul doute que l’homme ne s’est pas fait ça tout seul. Lire la suite »

19
Juil

L’agresseur fou de Sauzé-Vaussais (1863)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

17 avril 1863. Jean Bergeron et sa femme Marie sont des grands parents attentionnés. Depuis, les petites heures du jour, les époux gardent leur petite fille de dix mois dans leur ferme du Puits-de-Bourin. Dans cette maison située tout près de Sauzé-Vaussais, les époux Bergeron vivent avec leur fille Marie et son époux François Ayrault. Les parents du nourrisson sont partis ensemble vendre deux bœufs à la foire de Raix, un village situé à une quinzaine de kilomètres. A 19 heures, ils ne devraient plus tarder.

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19
Juil

Tour d’horizon du pourquoi du comment de ce blog

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Présentation du site

Voilà, je me lance. Cela fait des mois que l’idée de créer un blog sur le thème des affaires criminelles en Deux-Sèvres et en Touraine me trotte dans la tête. Je passe donc à l’acte aujourd’hui. Mon ambition est de vous faire partager ma passion de l’Histoire, mais pas celle des manuels scolaires. L’Histoire que je vous propose a malheureusement été oubliée par la plupart des contemporains. Pour l’écrire, une fréquentation assidue des archives départementales s’est imposée. Sur place, le passionné d’Histoire a sous la main toute la documentation nécessaire pour faire revivre le passé, celui de nos ancêtres : les humbles, les nantis, les pieux, les bandits. Il découvre alors le quotidien et les habitudes de ces gens de la campagne. C’est cet amour du monde rural, hérité de mes grands parents, qui m’a conduit vers l’Histoire. Lire la suite »

17
Juil

La catastrophe ferroviaire de Pamproux (1872)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

En se plongeant dans les archives judiciaires du XIXe siècle, l’historien est surpris par le nombre d’attaques contre les voies ferrées. Dans cette catégorie de crimes, l’affaire Amiot est l’une des plus importantes.

  Mardi 23 janvier 1872. Le train-poste n° 12 assurant la ligne La Rochelle-Poitiers arrive aux abords de la station de Pamproux. Il est un peu plus de 21 heures. A son bord, quatre wagons de passagers mais aussi des lettres et du courrier. Lire la suite »

16
Juil

Crime au « Café du boulevard » (Tours, 1904)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

Le crime du « Café du boulevard » à Tours est l’une des affaires les plus fascinantes du début du XXe siècle.

29 avril 1904. Vers 23 heures, Antoinette Hubel, 39 ans, ferme la devanture de son café situé au 27 du boulevard Béranger à Tours, aidé de son employé, Alphonse Lair, 18 ans. Dans la salle de café désertée, Antoinette Hubel sent tout à coup la présence de son jeune employé dans son dos. Lire la suite »

12
Juil

Le crime de la Côte Saint-Hubert (Sainte-Pezenne, 1930)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Les crimes d’adolescents sont souvent mal préparés et particulièrement violents. L’affaire de la Côte Saint-Hubert en 1930 en est un bel exemple.

Pierre Pairault n’en démord pas. Ce n’est pas lui qui a tué sa femme. Assis face aux enquêteurs qui le harcèlent de questions, le vieillard de 72 ans ne sait plus quoi dire pour prouver son innocence. Depuis des heures, cet ancien tailleur de pierre ne cesse de répéter la même chose. Lire la suite »

12
Juil

La Nouvelle République fête les 10 ans du Crime du Jeudi (2011)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Pour les 10 ans de cette chronique judiciaire débutée à l’été 2003, la Nouvelle République a publié dans ses colonnes un joli papier ce mercredi 11 juillet 2012. Merci à Nolwenn Pareige (papier) et Jean-André Boutier (photos) pour ce bel hommage.L’article lance aussi la saison 10 du Crime du Jeudi. A suivre dans la Nouvelle République tous les jeudis de l’été.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Tribu-NR/n/Contenus/Articles/2012/07/11/Il-reveille-les-fantomes-des-plus-grands-criminels

 

10
Juil

La réputation en guise de preuve (Saint-Jouin-sous-Châtillon, 1853)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Peut-on condamner un homme sans preuve au nom de sa réputation ? C’est tout l’enjeu de l’affaire présentée à la cour d’assises des Deux-Sèvres en mars 1853. Si le verdict peut susciter le doute aujourd’hui, la question ne se pose en ces termes au XIXe siècle puisque la réputation d’un homme dans un village est souvent beaucoup plus importante pour les jurés que les éléments matériels. La preuve… Lire la suite »

5
Juil

Olivier l’assassin cupide (Tourtenay, 1873)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Les mobiles crapuleux reviennent de façon récurrente dans les histoires criminelles. Les personnes âgées apparaissent alors comme des proies idéales.  Le crime de Jeanne Chaigne, 73 ans, à Tourtenay en 1873 en est la triste illustration.

9 juin 1873. A Tourtenay, dans l’extrême nord du département, l’inquiétude est grande en ce début d’après midi. Depuis de longues minutes, des habitants font les cent pas devant la boulangerie du village. La situation est alarmante. Les propriétaires, les époux Chaille, sont certes partis la veille pour se rendre à Geay. Plusieurs villageois sont avertis de la situation. Mais il y a la mère du boulanger, Jeanne, 73 ans, chargée de tenir la boutique, qui devrait répondre aux appels. Lire la suite »

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