1
May

Billy, le « kid » sans pitié (Rorthais, 1930)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

L'acte de décès de Joseph Billy rédigé par l'administration du bagne de Guyane  (archives nationales d'Outre-Mer, Aix-en-Provence)Depuis la nuit des temps, la propriété, l’héritage et les biens familiaux constituent des motifs de fâcheries dans un bon nombre de familles. Mais le 10 novembre 1930, Joseph Billy, un jeune cultivateur du nord des Deux-Sèvres va commettre le plus horrible des crimes pour régler ses problèmes de succession.

Le 10 novembre 1930. 22 heures, le temps est épouvantable sur tout le nord des Deux-Sèvres. Les arbres s’agitent et la pluie tombe avec une rare violence. Alors que chacun se calfeutre chez soi, un homme robuste affronte cette tempête sur un chemin près de Rorthais, dans l’arrondissement de Bressuire. La mâchoire puissante, le regard déterminé, le visage ruisselant, l’individu trace son chemin dans l’obscurité au beau milieu de la tempête. L’heure tardive et le mauvais temps le mettent à l’abri d’une éventuelle rencontre. C’est d’ailleurs préférable vu le contenu du fardeau qu’il porte sur son dos car il s’agit ni plus ni moins d’un cadavre. Lire la suite »

11
Apr

Un mystérieux tireur dans la nuit (Juillé, 1880)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le 10 juin 1880, le verdict de la cour d’Assises a surpris tout le monde. (Sources : archives départementales)22 février 1880, 22 heures. Jean Travers marche le cœur léger sur un chemin allant de Juillé à Ensigné, non loin de Brioux. Si ce journalier robuste de 35 ans affiche une telle joie de vivre, c’est qu’il doit se marier dans quelques semaines. Il vient d’ailleurs de dîner avec Céleste Matras, sa promise, et ses futurs beaux-parents, histoire de régler les derniers détails du mariage. Avant de s’engager dans la nuit pour rentrer chez lui, il a embrassé Céleste. Il ignorait à cet instant qu’il s’agissait peut-être de la dernière fois. Lire la suite »

13
Dec

La tragique odyssée de Py (Niort, 1919)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le journal Mémorial des Deux-Sèvres a suivi l'affaire en narrant notamment le procès. 24 décembre 1919. (Archives départementales des Deux-Sèvres)Les affaires criminelles et l’étude des archives qui les accompagne nous éclairent sur bien des aspects de la société. Ainsi, le crime commis à Niort en 1919 montre qu’une communauté chinoise était présente dans les Deux-Sèvres au début du XXe siècle. Venus comme ouvriers lors de l’industrialisation du département, ils participèrent à la construction de la gare de Niort tout en prenant place dans les statistiques de la délinquance. La preuve.

Avril 1919. Ou Tcheu Ki pénètre dans une petite épicerie route d’Aiffres à Niort. Ce Chinois d’une quarantaine d’années ne le sait pas encore mais la course qu’il a prévu de faire dans ce petit commerce va bouleverser  sa vie. A peine a-t-il fait quelques pas dans le commerce qu’il tombe sous le charme de la femme qui s’avance vers lui. Elle se nomme  Marie Gouin. Elle a 35 ans. Elle est propriétaire de la boutique. Lire la suite »

6
Dec

La mort, c’est pas le bagne ! (Manthelan, 1890)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

 Le Journal de l’Indre-et-Loire constitue une source précieuse pour comprendre les circonstance du drame (archives départementales)A la fin du XIXe siècle, l’heure est à la tolérance en matière de verdict. Les peines de mort prononcées par les tribunaux français sont pour la plupart commuées en travaux forcés par le Président de la République. La guillotine est au chômage et les idées d’abolition de la peine capitale progressent notamment dans les rangs des députés. Pourtant, en Indre-et-Loire, à cette même époque, un verdict prononcé dans une affaire de tentative d’assassinat va surprendre par son extrême sévérité. La faute probablement à la « série rouge » dont est victime le département à cette période.  

29 septembre 1890. Dans le petit village de Tremblay, dans la commune de Manthelan, le couple Malbran est sur le point de se coucher. Onze heures vient de sonner. Le mari et la femme ont à peine pris place dans leur lit que deux terribles détonations les font sursauter. Ils se lèvent en toute hâte et se précipitent vers la porte d’entrée. A peine l’ont-ils ouverte qu’une femme ensanglantée leur tombe dans les bras. Lire la suite »

29
Nov

« Les experts Amailloux » passent à côté du crime (Amailloux,1827)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Louis Gerson n’a finalement travaillé qu’un an pour les frères Vergnault. Non reconduit  le 1er novembre 1827, il s’est engagé quelques jours plus tard pour des fermiers de  la commune de Gourgé. (sources : Archives Départementales) L’étude des archives judiciaires des Deux-Sèvres nous montre que les experts du crime n’étaient pas toujours en mesure de « repérer » des traces sur les corps des cadavres. Au point de déclarer la mort naturelle. C’est souvent la rumeur publique qui permettait l’ouverture d’une enquête et se chargeait ensuite de désigner le coupable idéal. Exemple glaçant.

2 novembre 1827. A la Largère, une métairie de la commune d’Amailloux, c’est l’heure du souper. Autour de la table, les frères Jacques et François Vergnault, exploitants de la propriété, ont pris place. A côté d’eux, l’épouse de François est là pour les servir. Malgré l’état avancé de sa grossesse, la femme fait son possible pour que le repas se déroule du mieux possible ; malheureusement, l’ambiance n’est pas vraiment à la fête. Lire la suite »

28
Oct

Près de la gare, l’explosion évitée de justesse (Niort, 1938)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

La scène de crime telle qu'elle a été dessinée par les experts. (Dossier de procédure, archives départementales des Deux-Sèvres)

La vie ne tient qu’à un fil. La formule a beau être éclusée, elle ne cesse de se rappeler à notre bon souvenir dans bon nombre d’affaires criminelles. Celle survenue à Niort un soir d’automne 1938 en est le plus bel exemple. 76 ans après ce tragique fait divers, on peut se demande aujourd’hui ce qui ce serait passé si Simone Lemaitre n’avait été malade en cette nuit du 6 novembre. Que serait-il advenu des habitants du 109 rue des Trois Coigneaux sans la perspicacité d’Emile Trouvé ? Difficile à dire mais ce sont probablement plusieurs personnes qui seraient décédés cette nuit-là. Lire la suite »

21
Oct

Séance d’enregistrement à D4B (oct. 2014)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Médias-Presse-Rendez-vous

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJ’étais cet après-midi l’invité d’André Dos Santos Michelin dans les studios de la radio associative D4B pour l’enregistrement d’une émission sur les grandes affaires criminelles des Deux-Sèvres. Diffusion en novembre prochain.

Affiche du catalogue et de l'exposition Heureux de vous annoncer la sortie aujourd’hui de ma dernière publication, « Loin du front… un front intérieur : les Deux-Sévriens dans la Grande Guerre« . Fruit d’une collaboration avec les archives départementales des Deux-Sèvres, ce catalogue d’exposition retrace la vie des Deux-Sévriens au cours de la 1ere Guerre Mondiale : annonce surprise de la guerre, départ des poilus pour le front, réquisitions forcées des animaux et du matériel, lettres et correspondances entre les familles et les poilus, privations à l’arrière, résistance des Deux-Sévriens, prisonniers allemands en Deux-Sèvres… autant de thèmes abordés dans cet ouvrage illustré de nombreux documents d’époque. L’exposition est visible aux archives départementales des Deux-Sèvres à Niort pendant deux mois et lors des journées du patrimoine dimanche 21 septembre 2014. Pour ceux qui désirent se procurer le livre, je suis en dédicace ce vendredi 19 septembre 2014 aux archives à partir de 17h30. Au plaisir de vous y retrouver. Si vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez vous procurer le catalogue aux archives rue de la Blauderie.

27
Aug

Femme divorcée, un statut à risque au XIXe siècle (Bessines, 1879)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le Mémorial des Deux-Sèvres du 6 mars 1879 (archives départementales des Deux-Sèvres)Au XIXe siècle, le sort des femmes est peu enviable. Lorsqu’elles sont battues ou menacées pour des maris tyranniques, la grande majorité n’imagine même pas quitter le foyer conjugal. La faute aux traditions, à la réputation laissée auprès de la communauté villageoise toute puissante, au poids de l’Eglise mais aussi à la peur des représailles. Seules quelques-unes s’y risquent. Parfois à leur risque et péril. 

Auguste Barbanneau jubile intérieurement. Il a bien berné son monde en acceptant le divorce que lui demandait sa femme depuis des années. Au départ, l’idée d’une séparation lui était pourtant  insupportable. Son honneur dans le village était en jeu. Et puis, à 42 ans, on ne fait une croix sur 20 années de mariage pour les motifs invoquées par son épouse ; mais après mûre réflexion, il a fini par se plier à ses désirs… tout du moins en façade. Lire la suite »

23
Aug

Adolescents et assassins (St-Avertin, 1916)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

Le Journal d'Indre-et-Loire a restitué les débats du procès dans ses colonnes. Il nous apprend notamment que Paintendre et Colas avaient été déclarés inaptes pour la guerre par différents conseils militaires de révision.  (archives départementales)Paintendre-Colas, des noms que l’histoire à oublié. Pourtant, lorsque le procès de ces deux bandits et de leurs six acolytes s’ouvre en décembre 1916, le palais de justice de Tours n’est pas assez grand pour accueillir les centaines de curieux. Outre la tragédie qu’il porte en lui, ce fait divers nous montre aussi une facette méconnue de la Première Guerre Mondiale, celle d’un conflit où l’Union Sacrée à l’arrière fut un mythe, certains Français profitant de la guerre pour s’enrichir. Lire la suite »

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