5
Août

La soupe aux allumettes (Glénay, 1893)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

 

Se plonger dans les archives judiciaires, c’est partir à la rencontre de criminels dont le profil varie du tout au tout. Il y a ceux qui réfléchissent dans les moindres détails à leur forfait pour ne pas se faire prendre et d’autres qui ne s’embarrassent pas de tout cela. Jules Siroy appartient sans conteste à la seconde catégorie.

Ce journalier, né à Bressuire le 24 août 1867, déteste autant le travail qu’il aime l’argent. Ce caractère bien affirmé l’a déjà conduit très tôt en prison. A 21 ans, il est condamné à un mois de prison pour vol. Cette peine purgée à Bressuire aurait pu le remettre dans le droit chemin. Il n’en sera rien, bien au contraire. Lire la suite »

29
Oct

Louis Giraud, l’assassin qui rêvait d’Espagne (Usseau, 1824)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

31 janvier 1825. Sur la place de la Brèche à Niort, un homme vient d’être installé sur la guillotine par le bourreau devant plusieurs dizaines de curieux. Il se nomme Louis Giraud. A 48 ans, ce vigneron journalier a été reconnu coupable de l’assassinat d’une septuagénaire dans le bourg d’Usseau par la cour d’assises des Deux-Sèvres quelques semaines plus tôt. Il est 13 h lorsque la lame s’abat sur son cou. Louis Giraud est le douzième homme guillotiné en Deux-Sèvres depuis la mise en place du code pénal napoléonien en 1811.

A l’heure où les circonstances atténuantes n’ont pas encore pris place dans le droit français, tout accusé reconnu coupable de meurtre avec préméditation (assassinat) est systématiquement condamné à mort. La Restauration de 1815 a mis en place un système judiciaire « efficace ». Crime en juillet, jugement en septembre, pourvoi rejeté en décembre, exécution en janvier. A la décharge du régime, force est de constater que les criminels ne font pas toujours preuve d’un grand discernement. La preuve ici. Juillet 1824. Louis Giraud est au bord de la faillite. Criblé de dettes estimées à plus de 1500 francs, « Girottin », comme on le surnomme à Usseau, a semble-t-il trouvé la solution à ses problèmes. Depuis quelques jours, le natif des lieux a décidé de tuer une des habitantes les plus riches de son village, Françoise Pacaud, 75 ans. Il n’est entré chez elle qu’une poignée de fois mais il est de notoriété public que la femme dispose d’un petit magot chez elle. 1800 francs disent certains. Alors, le mercredi 7 juillet à 7 h du matin, « Girottin » prend la direction du domicile de « la boiteuse »1. Discrètement, il se glisse à l’intérieur du chais de la maison et armé d’une trique patiente discrètement. Sa future victime est à la messe. Il la surprendra à son retour et pourra ensuite pénétrer dans la maison pour s’attaquer à ses biens. Lire la suite »

4
Août

Un savoyard agressé en Deux-Sèvres (St-Jean-de-Thouars, 1911)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

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Le racisme ordinaire au XIXe siècle à l’encontre d’un étranger, à St-Jean-de-Thouars en 1911. Quant la bêtise humaine bouleverse le destin de trois jeunes hommes à l’aube de la Grande Guerre.

8 juin 1911. André Menato pénètre vers 18 h dans l’auberge de Louis Lesquillard,  à St-Jean-de-Thouars.  A 19 ans, ce colporteur, originaire du Tyrol, est ravi de pouvoir se reposer après de longues heures de marche. Il ignore en s’installant à la table de Vincent Régent et Eugène Fillault, 22 ans, que son destin est sur le point de basculer. Lire la suite »

6
Juil

Le crime du jeudi : saison 14. C’est demain !

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

david-ginola-751670472La 14e saison du crime du jeudi commence demain  dans le journal la Nouvelle République. Meurtres, empoissonnements, assassinats… autant d’histoire vraies marquantes à retrouver tous les jeudis, cet été, dans le quotidien deux-sévrien. A demain !

20
Juil

Louis voulait seulement faire la foire (Nueil-sous-les-Aubiers, 1835)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPremier « Crime du jeudi » de la saison XIII. Une histoire survenue en 1835 à Nueil-sous-les-Aubiers. Pour un motif futile, un domestique se lance dans une course criminelle effrénée. Edifiant.

« C’est un être dont l’intelligence est faible ; cependant dans son état habituel, il n’est pas privé de son sens commun mais il suffit des causes les plus légères pour faire dévier ses facultés à un point qui constitue l’absence d’un esprit lucide et d’une volonté libre.  Enfin, il est susceptible d’être atteints de folie furieuse.» Ce personnage, dépeint par un expert psychiatrique en ce mois de septembre 1835, n’est autre que Louis Saulais, un domestique agricole de 55 ans. Quelques semaines plus tôt rien ne prédisposait cet homme au visage ovale et à la barbe grise, serviable et apprécié de ses patrons, à basculer dans le drame absolu. Lire la suite »

20
Juil

XIIIe saison du « crime du jeudi »

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres, Médias-Presse-Rendez-vous

xiii-la-serie-serietv-5128Depuis le jeudi 16 juillet , vous pouvez retrouver dans « La Nouvelle République » ma chronique judiciaire relatant des crimes survenus dans les Deux-Sèvres au XIXe et XXe siècles. Au programme, sept homicides qui permettent aussi  de comprendre comment nos ancêtres vivaient. Déjà la XIIIe saison ! Un vrai plaisir.

12
Juin

Une p’tite pilule pour régler le problème (Mauzé-Thouarsais, 1939)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le journal Le Bocage et la Plaine fait sa "une" sur le crime de Mauzé-Thouarsais, le 20 mai 1939 ( Archives Départementales, F PER 175-24)  Le destin des hommes ne tient souvent qu’à un fil. Des difficultés passagères, une mauvaise rencontre, des conseils véreux font  parfois basculer des êtres appréciés de la communauté villageoise dans la criminalité . Illustration avec ce fait divers tragique survenu à Mauzé-Thouarsais en 1939.  

« J’aimais beaucoup mon fils et je l’aime encore beaucoup actuellement, mais je vois bien que j’ai brisé mon ménage »1. Les yeux rougis, Marcel Fouillet, 28 ans, ne peut cacher sa peine. Face à lui, le juge d’instruction Marcel Royer ne cesse de le harceler de questions depuis de longues minutes. Il est un peu plus de quinze heures ce 23 août 1939 et le journalier sent que l’étau est en train de se resserrer autour de lui. Dans sa tête, les images se bousculent : l’agonie de sa femme, l’hôpital psychiatrique, le sourire de sa maitresse, les pleurs de son fils, le flacon de taupicine, les conseils de son patron… Lire la suite »

20150501_133959_Richtone(HDR)963 livres vendus entre mai 2014 et avril 2015. Des ventes modestes (en moyenne trois par jour) mais les livres (GAC des Deux-Sèvres, GAC de la Touraine) vont respectivement fêter leur 7 et 10 ans. Au total, on doit pas être loin de 10 000 livres vendus. Alors merci à tous ceux qui ont fait la démarche de me lire. A très bientôt j’espère.

1
Mai

Billy, le « kid » sans pitié (Rorthais, 1930)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

L'acte de décès de Joseph Billy rédigé par l'administration du bagne de Guyane  (archives nationales d'Outre-Mer, Aix-en-Provence)Depuis la nuit des temps, la propriété, l’héritage et les biens familiaux constituent des motifs de fâcheries dans un bon nombre de familles. Mais le 10 novembre 1930, Joseph Billy, un jeune cultivateur du nord des Deux-Sèvres va commettre le plus horrible des crimes pour régler ses problèmes de succession.

Le 10 novembre 1930. 22 heures, le temps est épouvantable sur tout le nord des Deux-Sèvres. Les arbres s’agitent et la pluie tombe avec une rare violence. Alors que chacun se calfeutre chez soi, un homme robuste affronte cette tempête sur un chemin près de Rorthais, dans l’arrondissement de Bressuire. La mâchoire puissante, le regard déterminé, le visage ruisselant, l’individu trace son chemin dans l’obscurité au beau milieu de la tempête. L’heure tardive et le mauvais temps le mettent à l’abri d’une éventuelle rencontre. C’est d’ailleurs préférable vu le contenu du fardeau qu’il porte sur son dos car il s’agit ni plus ni moins d’un cadavre. Lire la suite »

11
Avr

Un mystérieux tireur dans la nuit (Juillé, 1880)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le 10 juin 1880, le verdict de la cour d’Assises a surpris tout le monde. (Sources : archives départementales)22 février 1880, 22 heures. Jean Travers marche le cœur léger sur un chemin allant de Juillé à Ensigné, non loin de Brioux. Si ce journalier robuste de 35 ans affiche une telle joie de vivre, c’est qu’il doit se marier dans quelques semaines. Il vient d’ailleurs de dîner avec Céleste Matras, sa promise, et ses futurs beaux-parents, histoire de régler les derniers détails du mariage. Avant de s’engager dans la nuit pour rentrer chez lui, il a embrassé Céleste. Il ignorait à cet instant qu’il s’agissait peut-être de la dernière fois. Lire la suite »

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