Lorsqu’il éclate au grand jour, le crime et l’instruction qui l’accompagne, permettent parfois de lever le voile sur d’autres faits tout aussi graves. Illustration avec le crime de Ligré, survenu le 22 janvier 1927.

22 janvier 1927. Yvonne Saillour, une jeune paysanne de 13 ans vaque à ses occupations dans la maison familiale située à la ferme du Gourbier, à Ligré. Alors que le déjeuner vient de s’achever, l’adolescente sursaute. Des hurlements épouvantables s’échappent de l’autre bout de la maison. Yvonne se précipite. Son cœur bat la chamade car elle a parfaitement reconnu la voix de sa mère. Tremblante, elle pénètre à toute allure dans la pièce servant à la confection du pain. Elle ouvre la porte. La scène qui s’offre à elle dépasse l’entendement. Lire la suite »

1
Feb

Les grandes affaires criminelles des Deux-Sèvres (2005)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Travaux de recherche et publications

En 2003, après avoir écrit plusieurs chroniques judiciaires dans le quotidien La Nouvelle République des Deux-Sèvres, j’ai été contacté par Geste Editions pour la rédaction d’un livre sélectionnant quelques-unes des 200 affaires criminelles du département étudiées lors de mes travaux universitaires. Lire la suite »

22
Dec

La cabane au fond du jardin (Vasles, 1931)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

« Quand on n’a que l’amour » et « Ne me quitte pas » chantait Brel pour évoquer les ravages de l’amour. En terre deux-sévrienne, d’autres ont choisi une voie plus radicale que la chanson pour régler leur problème de cœur….

1er juin 1931. 8 heures. Il flotte un doux parfum de printemps sur la Gâtine en ce début de matinée. Sur un chemin creux longeant le château de la Sayette près de Vasles, un charriot tiré par des chevaux circule paisiblement en direction de la scierie de la Sayette. La proximité du magnifique parc du château et la douceur de la campagne ne laissent rien présager qu’un drame est en train de se préparer. Tapis derrière une haie, Joseph Messager, un homme de 28 ans, attend le convoi, un couteau cran d’arrêt dans la main. Sa détermination est totale. Il a aussi pris le soin d’emmener un fusil avec lui. Lire la suite »

20
Dec

Léonide une coupable innocente (Cussay, 1908)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

La banalisation des infanticides et la détresse des mères criminelles plongent les jurés dans des situations embarrassantes ; au point dans certains cas de prononcer des verdicts étranges. L’affaire Léonide Verna (1908) à Cussay  est là pour l’attester.

Eté 1908. La ferme des époux Louaut respire la joie de vivre. Aidée de leur domestique, Léonide Verna, la famille cultive quelques hectares de terre à la Maison-Neuve dans la commune de Cussay. L’aide de cette femme célibataire de 27 ans est précieuse car le travail quotidien sur la ferme est harassant. En ce soir du 19 août 1908, les époux Louaut et leur domestique savourent ce moment de répit. Même si les visages et les corps sont épuisés par les moissons, l’ambiance est paisible. Lire la suite »

2
Dec

Une terrible erreur de jeunesse (Saint-Denis-Hors, 1904)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

Une partie non négligeable des crimes de sang est perpétrée par des jeunes gens qui commettent l’irréparable au sortir de leur adolescence. Un passage à l’acte qui va bouleverser leur vie.  Déportés pour la plupart en Guyane, les jeunes  assassins porteront toute leur vie ce terrible écart. Beaucoup ne reviendront d’ailleurs  jamais de cet enfer.

12 novembre 1903. M. Ronflard, cultivateur à Saint-Denis-Hors circule sur la route conduisant au village des Vallées, non loin d’Amboise. Après plusieurs minutes de marche, il reconnaît au loin la jeune Raymonde Bordier, 19 ans, en train de discuter sur le bord de la route avec un inconnu. Il la salut avec plaisir. Raymonde, il la connaît depuis longtemps. C’est une fille honnête, polie et très appréciée dans le village. En passant devant les deux jeunes gens, M. Ronflard saisit une phrase de la jeune fille : « Non, je vous dis non, et ce sera non. » Lire la suite »

23
Nov

Un crime sauvage pour un « verdict scandaleux » (Saint-Christophe, 1879)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Coupable mais innocent. C’est en résumé l’une des définitions que l’on pourrait donner des « verdicts  scandaleux », expression retenue par les historiens pour expliquer les décisions surprenantes rendues parfois par les jurys de cour d’assises au XIXe et au début du XXe siècle. Les « verdicts scandaleux » trouvent principalement leur origine dans le fonctionnement de la délibération. De 1810 à 1942, seuls les douze jurés populaires répondent aux questions de culpabilité de l’accusé. La peine est ensuite prononcée par les magistrats. Dès lors, par crainte de la décision qui sera prise dans « leur dos », les jurés préfèrent acquitter plutôt  que de voir l’accusé sanctionné trop lourdement. C’est probablement ce qui explique le verdict incroyable rendu par la cour d’assises des Deux-Sèvres, le 5 mars 1879. Lire la suite »

Au début du XXe siècle, dans une société dirigée par les hommes, les femmes se retrouvent reléguée au second plan. Cette position inférieure les place souvent dans des conditions fragiles, parfois au sein même de leur foyer. Le sentiment d’impunité n’est parfois pas très loin. Le crime de la Chamerie, commis en 1903 à Béceleuf, est là pour nous le rappeler.

 1er novembre 1903. Deux soeurs d’une trentaine d’années se recueillent sur la tombe de leur père, Louis Germain, dans le cimetière de  Béceleuf. En cette période de Toussaint, l’instant est emprunt d’une grande solennité. Après quelques minutes de prières, Alphonsine Germain et Marie Ernestine Cousineau quittent le cimetière. La conversation reprend entre les deux femmes. Au moment de quitter les lieux, Alphonsine évoque la mémoire du père, seul membre de la phratrie à être enterrée dans ce cimetière. « Le pauvre père ne restera peut-être pas longtemps dans une tombe solitaire[1] » lui rétorque aussitôt Marie-Ernestine sur un ton grave. Lire la suite »

5
Nov

Je mène l’enquête pour vous

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Me contacter

Il m’arrive régulièrement de recevoir des demandes pour des compléments d’informations sur des histoires criminelles. Si vous le souhaitez, je peux vous aider dans vos démarches, vous donner quelques conseils ou même effectuer quelques recherches pour vous aux archives départementales…

Vous pouvez me contacter au 06 62 56 81 66 ou m’envoyer un mail à cette adresse olivier.goudeau@educagri.fr

A très bientôt

Olivier Goudeau

Dans son livre « Crime et châtiment » écrit en 1866, l’écrivain russe Dostoïevski brosse avec une précision d’orphèvre le basculement progressif de son jeune héros, Raskolnikov, vers le crime. Pendant plusieurs jours, le futur assassin prépare son crime crapuleux avec minutie. Le jour J, il perd tous ses moyens en massacrant sa victime. «Dostoïevski est le seul psychologue dont  […] j’ai eu quelque chose à apprendre » concède le philosophe Frederich Nietzsche (3). Toujours est-il que le destin de Raskolnokov n’est sans rappeler celui de certains jeunes criminels deux-sévriens. Parmi eux, celui de Pierre-Théodore Morisson survenu deux ans après la sortie du livre…

1er juin 1868. Dans la rue du Puits-de-la-Salle à Saint-Maixent, la laitière arrive devant la maison de Mme Proust. Comme elle en a l’habitude tous les matins, la livreuse ouvre la porte du domicile de la veille dame et pénètre dans la maison avec sa bouteille de lait dans la main. Elle appelle la propriétaire en refermant derrière elle. Pas de réponse. Alors, elle s’engage plus loin dans la demeure. Soudain, une vision d’horreur la foudroie littéralement. Lire la suite »

19
Oct

La Touraine plongée en pleine « série rouge »

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

En Indre-et-Loire, le tournant des années 1880-1890 est marqué par une série d’assassinats particulièrement violents. L’histoire du crime de Lussault illustre ce que les journaux parisiens ont appelé :  « la série rouge de Touraine »

9 février 1890. Lussault est en émois. Dans ce petit village, au lieu dit La Vallée-des-Ombres, le corps sans vie de Rose Bernard, 66 ans, vient d’être trouvé. L’affaire est d’autant plus dramatique que la malheureuse veuve a été assassinée. C’est Silvain Touchelet, un proche de la victime, qui a découvert le cadavre de la victime, allongée sur le dos dans sa cuisine, la tête baignant dans une mare de sang. Lire la suite »

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