29
Sep

L’affaire du château de la Meilleraye (Beaulieu, 1868)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Quand les sources judiciaires nous éclairent sur les-us-et-coutumes des privilégiés de la société ! L’affaire de la Meilleraye à Beaulieu en 1868 nous plonge dans l’univers particulier des notables deux-sévriens, un milieu rarement touché par les histoires criminelles.  Fascinant!

 4 juillet 1868. Le docteur Louis André Ganne se fait déposer par son domestique dans la cour du château de la Meilleraye, à Beaulieu près de Parthenay. A 49 ans, ce médecin de Parthenay est un homme établi. Conseiller municipal à Parthenay, il mène de front sa profession et une carrière politique débutée dans le camp des Républicains. « Rallié (2) » à la cause de Napoléon III, il vise depuis plusieurs mois la mairie de Parthenay.Ses chances sont réelles car sa réputation a dépassé depuis longtemps le cadre de la Gâtine, notamment depuis l’affaire Martin Réau. Ses autopsies, ses expertises et sa déposition lors du procès du propriétaire de Pressigny en 1866 ont « prouvé » que Martin Réau (3) avait bel et bien empoisonné quatre membres de sa familles. Pour lui, la légion d’honneur n’est peut-être plus très loin… Lire la suite »
21
Sep

Le double crime d’un « irresponsable » (Bouillé-Loretz, 1925)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

La folie pour se disculper d’un crime. C’est avec cet argument que René Boismoreau se présente devant la cour d’assises des Deux-Sèvres le 29 septembre 1926. Ce cultivateur de 38 ans, père de deux enfants, a cru qu’il pouvait berner les jurés avec la stratégie de l’irresponsabilité. Il s’est trompé… mais pas complètement.

Un an plus tôt, le 12 août 1925, René Boismoreau et son épouse, Marie-Marcelline, sortent séparément du tribunal de Bressuire. La femme, lassée par la violence de son mari, a décidé d’entamer une procédure de séparation. Lire la suite »

13
Sep

Le monstre de la rue du Cygne (Tours, 1924)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

L’affaire Zeiro Finatti en 1924 à Tours est l’une des plus sordides du XXe siècle. Cet Italien de 39 ans sera le dernier condamné exécuté en public en Touraine.

L’air triste, Zeiro Finatti passe son mouchoir sur sa moustache et sur ses yeux. Cet Italien de 39 ans, qui ne maîtrise absolument pas le Français, se trouve pourtant en ce 26 juin 1924, face à l’une des plus impressionnantes institutions de l’hexagone : la cour d’Assises. Lire la suite »

Arrêté, Lucien Hucault doit à présent répondre seul de l’assassinat de son patron devant les jurés de la cour d’assises des Deux-Sèvres 

Le procès de Lucien Hucault s’ouvre le 14 juin 1934. Le public et les journalistes découvrent un accusé fragile, dépassé par la gravité de son acte. Sur son bloc-notes, le reporter du Mémorial des Deux-Sèvres note. « Au banc des accusés, Hucault a écouté cette lecture la tête baissée, le visage en larmes. Reconnaissons que cette attitude lui est, dans une certaine mesure favorable. Cet homme de 25 ans, qui a accompli un crime abominable, n’a pas une expression de physionomie farouche, comme on aurait pu croire ; il a même plutôt l’air doux, sans rien d’un rustre, ni d’un mâle vigoureux, et l’on peut comprendre qu’il ait séduit par sa douceur juvénile la femme de sa victime, de quelques années plus âgée que lui. » (2)

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La passion amoureuse engendre parfois des drames terribles qui dépassent largement la portée de ceux qui les avaient envisagés. Les amoureux rêvaient de vivre un amour absolu. Au lieu de cela, ils vont vivre l’enfer. L’affaire des amants des Grêlons qui suit en est la triste preuve….

Aux Grêlons, dans la commune de Bouillé-Loretz, Auguste Sorin et son épouse, la trentaine, tiennent une ferme située dans le nord du département. A première vue cette exploitation agricole ressemble à toutes les autres. Pourtant, en plein été 1933, un premier évènement extraordinaire va provoquer une réaction en chaîne fatale.

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30
Août

Le drame de la rue des Anges (Tours, 1890)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

La « Belle Epoque » ne fut pas une période dorée pour toutes les couches de la population. Pour les « classes laborieuses », le tournant du XIXe et du XXe siècle constitue certes une période d’amélioration du niveau de vie mais la misère y reste grande. Les débits de boisson offrent alors un moyen de s’évader grâce à l’alcool et aux filles de joie. Dans ces lieux parfois sordides, les drames ne sont pas rares.

1er janvier 1890. A Tours, au 22 de la rue des Anges, les clients du débit de boisson célèbrent la nouvelle année au milieu du brouhaha général. Parmi eux, Ernest Plu, 36 ans, un habitué des lieux. Le teint pâle, les mains tremblantes, l’homme, assis à sa table, semble très perturbé. « Qu’est-ce que vous avez donc, vous venez de faire un mauvais coup ? » lui lance à la volée la fille Duchène en passant près de lui. La cliente ne semble pas si bien dire. A l’étage, dans la chambre qu’il partage avec un autre couple, Ernest Plu vient de commettre un acte épouvantable. Lire la suite »

23
Août

Un cadavre près du lavoir (Sciecq, 1929)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Le crime de Sciecq en 1929 est l’une des affaires criminelles qui passionna le plus l’opinion publique deux-sévrienne. Le mystère entourant cet homicide est y pour beaucoup.

M. Mautret est de bonne humeur. Ce matin 6 septembre 1929, ce jeune homme de 26 ans chevauche sa bicyclette avec ses cannes à pêche près de lui. Pour remplir sa musette, le traiteur de métier a jeté son dévolu sur « une pittoresque vallée où se dissimule le château de Mursay qui évoque le souvenir de Madame de Maintenon. » Ce petit lieu paradisiaque se trouve à Sciecq. Après six kilomètres, M. Mautret pose son vélo et tend sa ligne quelques minutes plus tard. Il est à peine plus de six heures. Tout a coup, alors que le jour se lève à peine, le pêcheur remarque une forme étrange au fond de l’eau. Lire la suite »

19
Août

Le destin extraordinaire d’une femme humiliée (Montlouis, 1927)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Touraine

Les « crimes d’honneur » sont plutôt rares dans les annales judiciaires de la Touraine. Lorsque ce type de meurtre est commis par une femme, il devient un phénomène médiatique. Voici l’histoire incroyable de Marguerite Baillet…

Marguerite Baillet pleure à chaudes larmes. La main droite crispée sur son mouchoir, elle n’ose affronter le regard pourtant compatissant des dizaines de personnes venues assister à son procès. Si d’ordinaire le public est acquis à la cause de la victime, il a cette fois choisi le camp inverse, celui de cette petite femme de 47 ans au destin tragique. Lire la suite »

15
Août

Pierre Ferront ce cruel étourdi (Asnières, 1835)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

En se plongeant au cœur des archives criminelles des Deux-Sèvres du XIXe siècle, bon nombre d’observateurs seraient sidérés par la crédulité et la bêtise de certains criminels. Dans ce registre, Pierre Ferront pourrait figurer au sommet de la hiérarchie…

23 avril 1835. Le village d’Asnières, situé à quelques kilomètres au sud de Brioux-sur-Boutonne, est plongé dans l’effroi. Le corps de Pierre Bonnet, un septuagénaire, vient d’être découvert au pied de son lit, la tête fracassée. Le cadavre est à moitié habillé, seule une jambe de sa guêtre est enfilée. Son coffre qui contenait 300 francs a été forcé. Lire la suite »

11
Août

Le meurtrier aux yeux bleus (Azay-sur-Thouet, 1815)

   Ecrit par : Olivier Goudeau   et classé dans Crimes en Deux-Sèvres

Les violences conjugales reviennent de façon récurrente dans les mobiles des affaires criminelles. Derrière l’acte souvent violent, se cache aussitôt une réalité , celle de la vulnérabilité des femmes au XIXe siècle.  L’affaire qui suit l’illustre parfaitement.

1er décembre 1815. Marie Bichon, 48 ans, frémit en regardant la façade de sa maison aux petites heures du jour. Cela fait maintenant plus d’une semaine qu’elle n’a plus mis les pieds chez elle, à la  Verdoisière, commune d’Azay-sur-Thouet. Courant novembre, après dix ans de mariage, elle a préféré déserter le domicile conjugal au profit de celui de ses parents, à cause des excès de fureur de son époux, Pierre, un maçon de 38 ans. Aujourd’hui, elle espère que sa colère est apaisée, non pas pour s’installer de nouveau avec lui, mais pour lui demander de l’argent et récupérer quelques vêtements. Pour se donner du courage, elle a demandé à Pierre Moulin, un ami, de l’accompagner jusque devant la porte. Lire la suite »

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