Articles tagués ‘crime de Mauzé-Thouarsais’

Le journal Le Bocage et la Plaine fait sa "une" sur le crime de Mauzé-Thouarsais, le 20 mai 1939 ( Archives Départementales, F PER 175-24)  Le destin des hommes ne tient souvent qu’à un fil. Des difficultés passagères, une mauvaise rencontre, des conseils véreux font  parfois basculer des êtres appréciés de la communauté villageoise dans la criminalité . Illustration avec ce fait divers tragique survenu à Mauzé-Thouarsais en 1939.  

« J’aimais beaucoup mon fils et je l’aime encore beaucoup actuellement, mais je vois bien que j’ai brisé mon ménage »1. Les yeux rougis, Marcel Fouillet, 28 ans, ne peut cacher sa peine. Face à lui, le juge d’instruction Marcel Royer ne cesse de le harceler de questions depuis de longues minutes. Il est un peu plus de quinze heures ce 23 août 1939 et le journalier sent que l’étau est en train de se resserrer autour de lui. Dans sa tête, les images se bousculent : l’agonie de sa femme, l’hôpital psychiatrique, le sourire de sa maitresse, les pleurs de son fils, le flacon de taupicine, les conseils de son patron… Lire la suite »

« Oui » reconnait l’accusée. L’infanticide ! Un grand classique des procès d’assises du début du XXe siècle. A l’origine de ce « fléau », des jeunes femmes « coupables » d’avoir succombées au pêcher de la chaire alors qu’elles n’étaient pas mariées. Une honte dans une époque marquée par le poids de la religion. Garder l’enfant ou le supprimer? Un choix cornélien dont beaucoup de femmes ne se remettront pas jamais.

Dimanche 24 mai 1908. Célina Geay s’enfuit à toutes jambes du domicile de Mélanie Julliard à Mauzé-Thouarsais. A peine sortie de la maison de sa patronne, la couturière, venue effectuer quelques heures de ménage, est de nouveau prise de violentes douleurs au ventre. Elle cesse sa course et se dissimule dans un fossé. Là, à l’abri des regards Célina, 22 ans, met au monde son premier enfant. Lire la suite »

Sortons de notre esprit le postulat selon lequel tous les criminels planifient leur forfait dans les moindres détails. La plupart d’entre-eux ne sait même pas qu’ils vont commettre  l’irréparable quelques minutes avant le drame. Comme ce jour du 20 janvier 1932 à Mauzé-Thouarsais.

20 janvier 1932. Mme Pellaumail se rapproche au plus près de la porte vitrée et, tout en plissant les yeux, tente de distinguer une forme à travers le carreau. Après quelques secondes d’observation, la femme se retourne vers son voisin, Joseph Goumy. Son visage est livide. « Elle est tombée et il y a beaucoup de sang » lâche-t-elle en s’effaçant. L’homme prend aussitôt sa place. La vision qui s’offre à lui est tout aussi inquiétante. Après quelques secondes de tergiversation, les deux voisins décident d’aller prévenir les secours. Lire la suite »

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