19
juin

Tour d’horizon du pourquoi du comment de ce blog

   Ecrit par : Olivier Goudeau   in Présentation du site

Voilà, je me lance. Cela fait des mois que l’idée de créer un blog sur le thème des affaires criminelles en Deux-Sèvres et en Touraine me trotte dans la tête. Je passe donc à l’acte aujourd’hui. Mon ambition est de vous faire partager ma passion de l’Histoire, mais pas celle des manuels scolaires. L’Histoire que je vous propose a malheureusement été oubliée par la plupart des contemporains. Pour l’écrire, une fréquentation assidue des archives départementales s’est imposée. Sur place, le passionné d’Histoire a sous la main toute la documentation nécessaire pour faire revivre le passé, celui de nos ancêtres : les humbles, les nantis, les pieux, les bandits. Il découvre alors le quotidien et les habitudes de ces gens de la campagne. C’est cet amour du monde rural, hérité de mes grands parents, qui m’a conduit vers l’Histoire. Pour étudier et comprendre cette communauté villageoise du XIXe et XXe, les sources ne manquent pas à l’image des kilomètres de documents entreposée aux archives départementales. Ma façon de me plonger dans cette société d’autrefois, je l’ai trouvé dans les affaires criminelles. Car c’est bien de criminalité dont il sera question sur ce blog (même si d’autres sujets historiques me passionnent). Lorsqu’un crime est commis dans un village, la justice agit comme un projecteur extraordinaire, en « éclairant » le lieu et les acteurs du faits divers. Les us et coutumes de la communauté villageoise apparaissent au grand jour. Pour comprendre le forfait, le juge d’instruction et ses hommes interrogent et perquisitionnent. Les experts dressent des plans des lieux, d’autres comme le légiste se servent du corps de la victime pour le faire parler. Tous ces documents sont référencés dans un dossier : le dossier de procédure, référencé aux archives dans la série 2U. Il s’agit de la source la plus précieuse, la plus complète pour comprendre le crime. Les journaux, présents aux archives, apportent aussi des informations notamment le jour du procès.

« Comment ça marche ? »

Sur ce site, vous trouverez donc des chroniques judiciaires. Certaines ont déjà été publiées dans le quotidien La Nouvelle République dans la rubrique Le crime du jeudi. Survolées dans la NR, elles seront ici enrichies, tant dans le contenu que par l’apport de documents iconographiques.

La périodicité de ces chroniques n’est pas définie mais l’ambition est de traiter aussi bien des Deux-Sèvres que de la Touraine. Pourquoi la criminalité des Deux-Sèvres et l’Indre et Loire me direz-vous? C’est très simple. Je suis né en Deux-Sèvres. Entre 1995 et 2000, deux mémoires de Maîtrise et de DEA d’Histoire sur la criminalité en Deux-Sèvres, m’ont permis de « sortir » des archives tous les crimes commis dans ce département entre 1811 (mise en place du code pénal) et 1939. Au total, plus de 200 faits divers. En 2005, j’ai eu la chance de publier mon premier ouvrage chez Geste Editions : Les grandes affaires criminelles en Deux-sèvres. Deux ans plus tard, est sorti un second ouvrage : Les grandes affaires criminelles de la Touraine. Depuis, plusieurs publications ont suivi : Les grandes affaires criminelles en France (Geste éditions, 2007, sous la direction d’Eric Alary), La justice en Deux-Sèvres du Moyen Age à 1958 (Geste éditions, 2009), Les archives font leur pub. La publicité en Deux-Sèvres, des prémices à la consommation de masse (Conseil Général, 2010), Correspondance dévoilée, une histoire des belles lettres en Deux-Sèvres (Conseil Général, 2012)

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Cet article a été publié le mardi 19 juin 2012 à 3:58 et est classé dans Présentation du site. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant au flux RSS 2.0 des commentaires. Vous pouvez faire un commentaire, ou un trackback depuis votre propre site.

Commentaires

  1. Etienne dit :

    Coucou Olivier,
    Ton site est très agréable à lire et comme toujours très instructif.
    Bon courage.
    Etienne

    1. Olivier Goudeau dit :

      Merci Etienne.
      C’est très agréable aussi d’avoir des retours positifs comme les tiens.
      Je te remercie.
      A bientôt.
      Olivier

  2. Michel Faucher dit :

    Bonjour Olivier.. j’ai lu dans la préface de Frédéric Chauvaud de votre livre sur « Les grandes affaires criminelles en Deux-Sèvres »:
    « Avant de le guillotiner, le bourreau lui coupait, à l’aide d’un couteau, le poignet droit. »
    Savez-vous quel était le but de cette pratique, car je n’en avais jamais entendu parler ?
    Cordialement.. Michel.

    1. Olivier Goudeau dit :

      Bonsoir Michel
      En effet, on coupait la main qui avait commis le crime et ce, durant tout le Moyen Age et l’époque moderne. Cette peine est maintenue pour le crime du père (parricide), le crime suprême, jusque dans les années 1830 (de mémoire). Cette « double peine » sera finalement supprimer avec une modification du code de procédure pénale. Il restera quelques châtiments des temps anciens à l’image de la peine de flétrissure. Elle consistait à marquer au fer rouge les lettres TP, sur l’épaule de tous les condamnés aux Travaux forcés à Perpétuité. Ce châtiment a été appliqué au XIXe siècle tout comme la peine d’exposition qui consistait à exposer sur la place publique pendant une heure les condamnés aux peines les plus graves. Près d’eux étaient notés en gros leur nom et leur crime. Voilà de mémoire ce que je peux vous dire sur le sujet. Je regarde dans les prochains jours si je peux trouver des compléments d’information
      Merci de l’intérêt que vous portez à mon travail
      Bonne soirée
      Olivier

  3. Michel Faucher dit :

    Bonjour Olivier.. je vous remercie aussi,
    à vrai dire je n’en sais que ce que les journaux ont rapporté, et les allégations des différents intervenants sur le forum,
    je suis pourtant convaincu que des gens d’Exoudun connaissent la vérité, de toute évidence l’enquête a été bâclée après être partie sur une mauvaise piste, 5 jours déjà pour retrouver le corps.. des indices précieux ont été perdus,
    de nos jours les traces ADN du meurtrier auraient parlé.. dommage que le père Allard soit mort avant d’avoir pu parler aux gendarmes sur son lit d’hopital…
    Cordialement.

  4. Michel Faucher dit :

    Bonjour Monsieur Goudeau..
    votre site est passionnant, et peut-être pourriez-vous m’aider dans mes recherches, même si l’affaire qui m’intéresse sort du cadre chronologique que vous vous êtes fixé, il s’agit du crime d’Exoudun en août 1968,
    une jeune fille du village avait été sauvagement assassinée et son meurtrier jamais retrouvé,
    j’avais ouvert un sujet sur le forum de FR2 de l’émission « Non élucidé », dans l’espoir de recueillir des témoignages..
    néanmoins resté sans résultats significatifs ou déterminants,

    http://forums.france2.fr/france2/Non-elucide/assassinat-emilienne-exoudun-sujet_82_1.htm

    Cordialement.. Michel.

    1. Olivier Goudeau dit :

      Bonjour,
      Je connais cette histoire puisque des membres de ma famille habitaient sur les lieux à l’époque. On m’en a beaucoup parle quand j’etais petit. Elle est vraiment passionnante et étrange. Je n’ai pas vraiment de solution pour vous aider. Aux archives, il n’y pas le dossier d’enquête (rien après 1945). Je vous remercie pour vos encouragements.

      1. Olivier Goudeau dit :

        Michel. Je viens d’aller voir le forum sur le site de France 2 et je trouve votre travail remarquable. Vous connaissez bien mieux cette affaire que moi. Bon courage

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